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lundi 29 août 2022

# 2° : La voiture électrique vecteur d'accélération de la transition énergétique si ...

 Le véhicule 100 % électrique (VE) se décline aujourd’hui dans tous les modes de transports: voitures, bus, camions, trains, bateaux, bicyclettes, trottinettes, rollers et même avions.  Les réseaux de bus électriques sont essentiellement urbains, et l’on voit se développer des véhicules de livraison dits « du dernier kilomètre » autorisant l’accès en centre-ville à des VE utilitaires, comme le Colibus, car silencieux et non polluants .

A ce jour, dans le monde circulent 10 millions de voitures électriques; la France, dans le trio de tête européen avec la Norvège et l'Allemagne, avec ses quelques dizaines de milliers de véhicules affichent une progression régulière , le nombre d'immatriculations doublant environ tous les deux ans. 

C'est très insuffisant pour atteindre les objectifs fixés par les pouvoirs publics tant  par la loi de 2015 que par la COP 21.

Depuis la création de ce blog je n'ai de cesse de rappeler que 👉"Non la voiture électrique et la mobilité électrique ne sont pas des gadgets pour "les autres", elles sont un des atouts de "notre" transition énergétique"👈 
Hélas ! nombre de constructeurs automobiles n'ont pas cru au "changement de paradigme de la bagnole" plutôt que de questionner leur entêtement absurde; pour tenter de se dédouaner ils préfèrent asséner des contrevérités, dénigrer le VE et, à grand renfort de campagnes publicitaires et de pseudo-bonus écologiques (1), prétendre "électrifier leur gamme de véhicules" inaccessibles aux bourses modestes, en proposant, avec la complicité de l'Etat, des véhicules hautement énergivores en hydrocarbures pour effectuer 600 à 700 km d'autoroute mais labellisés hybrides grâce aux malheureux 10 à 20 kWh de la batterie embarquée. (2)

Pourquoi uniquement le 100% électrique ?
Contrairement aux véhicules  utilisant des moteurs thermiques, la voiture 100% électrique peut contribuer doublement à la réussite de la transition énergétique: 
  • en favorisant la décarbonation des transports en tant que véhicule,  
  • mais également comme moyen de stockage et de redistribution des énergies renouvelables et notamment photovoltaïque. 

Le véhicule voiture électrique vecteur efficace de la décarbonation des transports : 


Merci à Acti-VE
Le VE économise quatre fois plus l’énergie embarquée qu'un véhicule thermique90% en étant restituée à la roue contre seulement 20 à 25% pour les thermiques. Un moteur électrique a 50 pièces en mouvement contre 250 pour un moteur thermique !

Zéro émission de CO²et de GES: Absence  de gaz résiduels de la combustion de carburant et beaucoup moins d’émissions de particules car le freinage  est essentiellement assuré grâce au frein moteur régénérant par la même occasion de l'électricité . 

Entretien moins onéreux: Suppression de la carburation, exit les huiles et les vidanges , de boite de vitesses, d’embrayage, de courroie de transmission. Le moteur électrique est quasiment increvable.

Aide au sevrage des hydrocarbures vs la propagande des lobbies pétroliers : à l' usage, très rapidement, l' électro-mobiliste constate avec grand intérêt qu'il n'a plus besoin de passer à la pompe pour satisfaire à la grande majorité de ses déplacements quotidiens. Le VE s'impose en premier véhicule alors qu'il était initialement acquis en second véhicule. 

Confort de conduite et sécurité routière: la tenue de route et les accélérations surprenantes contribuent à accroître la sécurité tout comme le fait que le moteur électrique ne cale pas; silence dans l'habitacle, démarrage en côte simplifié et les aides à la conduite  participent au remarquable confort de conduite.

Son usage s’adapte idéalement aux nouvelles formes de mobilité : Son faible coût d'entretien et de fonctionnement optimise le co-voiturage tandis que sa simplicité d'utilisation se prête parfaitement à l'auto partage. 

Un bilan carbone du Conseil International pour des transports propres (ICCT) qui confirme que la voiture électrique permet d’économiser en Europe entre 66 et 69% de rejets de CO2 par rapport à une voiture thermique conventionnelle. 

La voiture électrique vecteur de stockage et de redistribution des énergies renouvelables et notamment de l'électricité photovoltaïque. 

Sources d'énergie du véhicule ( garanties 8 à 10 ans ) les batteries sont reconditionnées pour une deuxième vie dans des unités de stockage d'électricité éolienne ou photovoltaïque avant d'être recyclées à 98% par une filière industrielle en cours de structuration. 

Tout d'abord il convient de repréciser leur différents modes de recharge
  • La recharge rapide indispensable à l’itinérance (3), puisqu'elle permet en quelques minutes de récupérer les centaines de kilomètres pour effectuer de longs trajets. Délivrant aujourd'hui entre  40 à 50 kW ces bornes délivreront demain de 150 à 400 kW pour accompagner l'augmentation de capacité des batteries. Les superchargeurs délivrant des puissance de charge de 75 à 350 kW ont maintenant fait leur apparition à proximité ou sur les aires d'autoroutes offrant (à des coûts proches des hydrocarbures ) la possibilité d'une recharge le temps d'une "pause café". 
  • La recharge accélérée occasionnelle sur des bornes délivrant généralement 22 kW qui permet de compléter la charge du véhicule pendant un stationnement n'excédant pas 2 h. 
  • La recharge normale qui s'effectue à 3 kW au domicile dans 95 % des cas sur une prise de 230 v ou à 7 kW à l'aide d'une prise dédiée. Elle peut donc se réaliser quand la voiture est à l'arrêt au garage ou en stationnement prolongé sur des emplacements aménagés appelés ombrières photovoltaïques.
  • La recharge intelligente, économique et sobre pourrait utilement compléter le tableau (5)

Contribution au stockage et à la redistribution de l'électricité photovoltaïque ou "verte":

En équipant de points de charge (4), des "ombrières" alimentées par des panneaux photovoltaïques, à domicile, sur les parkings d'entreprise  mais également  les aires de co-voiturage , de rabattement ou les parkings de gares multimodales la batterie de la voiture devient un vecteur de stockage et de redistribution de l'électricité photovoltaïque.

Exemple: Dans ces conditions un emplacement de parking couvert par 25 m² de panneaux va générer environ 15 kwh par jour en moyenne soit 3 fois la quantité d'énergie nécessaire pour faire les 33 km pendulaires quotidiens. 
De retour au domicile la  batterie peut réinjecter sur le réseau les 5 à 10 kWh utiles pour amortir la consommation de crête et compléter ensuite sa charge durant les heures creuses de la nuit.
Par cette double fonction de stockage et de restitution ( Vehicule to GRID ou V2GRID ) elle contribue ainsi au maillage des réseaux intelligents ( SMARTGRIDS ) en cours de développement. 

Au contraire du véhicule thermique, dopé aux hydrocarbures, qui transfère le carbone fossile dans l’atmosphère, le véhicule électrique, quatre fois plus sobre en énergie, aide au stockage et à la redistribution de l'électricité produite à partir des ENR. C'est déjà d'ailleurs le cas avec les nombreuses bornes que les syndicats d'énergie et compagnies électriques alimentent avec de l'électricité verte , essentiellement d'origine hydroélectrique.    

L'écran ci-dessous résume les 12 mois d'utilisation, de Juin 2021 à Mai 2022, de ma NISSAN Leaf 62 kWh.
















13000 km parcourus avec une autonomie moyenne de 372 km à raison d'une consommation de 20 kWh / 100 km.
Au total 2523 kWh de consommés dont 591 kWh de régénération ( soit 23,42 % ) restitués par le frein moteur



samedi 14 août 2021

 Le véhicule 100 % électrique (VE) se décline aujourd’hui dans tous les modes de transports: voitures, bus, camions, trains, bateaux, bicyclettes, trottinettes, rollers et même avions.  Les réseaux de bus électriques sont essentiellement urbains, et l’on voit se développer des véhicules de livraison dits « du dernier kilomètre » autorisant l’accès en centre-ville à des VE utilitaires, comme le Colibus, car silencieux et non polluants .


A ce jour, dans le monde circule un million de voitures électriques; la France, dans le trio de tête européen avec la Norvège et l'Allemagne, avec ses quelques dizaines de milliers de véhicules affiche une progression régulière , le nombre d'immatriculations doublant environ tous les deux ans. C'est très insuffisant pour atteindre les objectifs fixés par les pouvoirs publics tant  par la loi de 2015 que par la COP 21.
Depuis la création de ce blog je n'ai de cesse de rappeler que "Non la voiture électrique et la mobilité électrique ne sont pas des gadgets pour "les autres", elles sont un des atouts de "notre" transition énergétique" . 
Hélas ! nombre de constructeurs automobiles n'ont pas cru au "changement de paradigme de la bagnole" plutôt que de questionner leur entêtement absurde; pour tenter de se dédouaner ils préfèrent asséner des contrevérités, dénigrer le VE et, à grand renfort de campagnes publicitaires et de pseudo-bonus écologiques (1), prétendre "électrifier leur gamme de véhicules" inaccessibles aux bourses modestes, en proposant, avec la complicité de l'Etat, des véhicules hautement énergivores en hydrocarbures pour effectuer 600 à 700 km d'autoroute mais labellisés hybrides grâce aux malheureux 10 à 20 kWh de la batterie embarquée. (2)

Pourquoi uniquement le 100% électrique ?
Contrairement aux véhicules  utilisant des moteurs thermiques, la voiture 100% électrique peut contribuer doublement à la réussite de la transition énergétique: 
  • en favorisant la décarbonation des transports en tant que véhicule,  
  • mais également comme moyen de stockage et de redistribution des énergies renouvelables et notamment photovoltaïque. 

Le véhicule voiture électrique vecteur efficace de la décarbonation des transports : 

Merci à Acti-VE
Le VE économise quatre fois plus l’énergie embarquée qu'un véhicule thermique90% en étant restituée à la roue contre seulement 20 à 25% pour les thermiques.

Zéro émission de CO²et de GES: Absence  de gaz résiduels de la combustion de carburant et beaucoup moins d’émissions de particules car le freinage  est essentiellement assuré grâce au frein moteur régénérant par la même occasion de l'électricité . 

Entretien moins onéreux: Suppression de la carburation, exit les huiles et les vidanges , de boite de vitesses, d’embrayage, de courroie de transmission. Le moteur électrique est quasiment increvable.

Aide au sevrage des hydrocarbures vs la propagande des lobbies pétroliers : à l' usage, très rapidement, l' électro-mobiliste constate avec grand intérêt qu'il n'a plus besoin de passer à la pompe pour satisfaire à la grande majorité de ses déplacements quotidiens. Le VE s'impose en premier véhicule alors qu'il était initialement acquis en second véhicule. 

Confort de conduite et sécurité routière: la tenue de route et les accélérations surprenantes contribuent à accroître la sécurité tout comme le fait que le moteur électrique ne cale pas; silence dans l'habitacle, démarrage en côte simplifié et les aides à la conduite  participent au remarquable confort de conduite.

Son usage s’adapte idéalement aux nouvelles formes de mobilité : Son faible coût d'entretien et de fonctionnement optimise le co-voiturage tandis que sa simplicité d'utilisation se prête parfaitement à l'auto partage. 


La voiture électrique vecteur de stockage et de redistribution des énergies renouvelables et notamment de l'électricité photovoltaïque. 

Sources d'énergie du véhicule ( garanties 8 à 10 ans ) les batteries sont reconditionnées pour une deuxième vie dans des unités de stockage d'électricité éolienne ou photovoltaïque avant d'être recyclées à 98% par une filière industrielle en cours de structuration. 
Tout d'abord il convient de repréciser leur différents modes de recharge : 
  • La recharge rapide indispensable à l’itinérance (3), puisqu'elle permet en quelques minutes de récupérer les centaines de kilomètres pour effectuer de longs trajets. Délivrant aujourd'hui entre  40 à 50 kW ces bornes délivreront demain de 150 à 400 kW pour accompagner l'augmentation de capacité des batteries.
  • La recharge accélérée occasionnelle sur des bornes délivrant généralement 22 kW qui permet de compléter la charge du véhicule pendant un stationnement n'excédant pas 2 h. 
  • La recharge normale qui s'effectue à 3 kW au domicile dans 95 % des cas sur une prise de 230 v ou à 7 kW à l'aide d'une prise dédiée. Elle peut donc se réaliser quand la voiture est à l'arrêt au garage ou en stationnement prolongé sur des emplacements aménagés appelés ombrières photovoltaïques.

Contribution au stockage et à la redistribution de l'électricité photovoltaïque ou "verte":
En équipant de points de charge (4), des "ombrières" alimentées par des panneaux photovoltaïques, à domicile, sur les parkings d'entreprise  mais également  les aires de co-voiturage , de rabattement ou les parkings de gares multimodales la batterie de la voiture devient un vecteur de stockage et de redistribution de l'électricité photovoltaïque.

Exemple: Dans ces conditions un emplacement de parking couvert par 25 m² de panneaux va générer environ 10 kwh par jour en moyenne soit 2 fois la quantité d'énergie nécessaire pour faire les 33 km pendulaires quotidiens. 
De retour au domicile la  batterie peut réinjecter sur le réseau les 5 à 10 kWh utiles pour amortir la consommation de crête et compléter sa charge durant les heures creuses de la nuit.
Par cette double fonction de stockage et de restitution ( Vehicule to GRID ou V2GRID ) elle contribue ainsi au maillage des réseaux intelligents ( SMARTGRIDS ) en cours de développement. 
Au contraire du véhicule thermique, dopé aux hydrocarbures, qui transfère le carbone fossile dans l’atmosphère, le véhicule électrique, quatre fois plus sobre en énergie, aide au stockage et à la redistribution de l'électricité produite à partir des ENR. C'est déjà d'ailleurs le cas avec les nombreuses bornes que les syndicats d'énergie et compagnies électriques alimentent avec de l'électricité verte , essentiellement d'origine hydroélectrique.  

jeudi 15 novembre 2018

Comme eux, moi aussi une fiscalité écologique punitive : jaune'n veux pas !

Marre des taxes et de la fiscalité détournée ?  
Pourtant les solutions pour financer une transition énergétique existent  à condition de ne pas les considérer comme une dépense courante mais comme UN INVESTISSEMENT POUR L'AVENIR CHOISI par l'ETAT ET LES CITOYENS. 

Quelques suggestions :

1°- 30.000 € ( 400 € par mois sur 6,25 ans ) par foyer pour l'investissement dans un véhicule 100 % électrique neuf comme elle appliquée pour les entreprises (1). 
L'aide à l'investissement est accordée sous forme d'avoir fiscal mensuel pour tous les ménages; déduction pour ceux assujettis à l'impôt sur le revenu, crédit d'impôt pour les non imposables. Cette aide remplace la prime de 6.000 € et la prime à la conversion pour tout acheteur d'un véhicule électrique neuf. 
La prime à la conversion (5) serait portée à 400 € par mois pour l'achat d'un VE d'occasion pour une somme totale n'excédant pas le prix Argus du véhicule. 
Le financement est assuré par les recettes du malus et les taxes sur les carburants générateurs de CO².
Beaucoup de nos concitoyens sont prêts à passer au VE mais n'ont pas les moyens financiers de l'acquérir, sont mal informés ou reprennent à leur compte des informations erronées abondamment diffusées ces temps-ci. (2)

2° Encourager le covoiturage et l'autopartage électrique par l'aménagement de points de recharge permettant ainsi de stocker des énergies renouvelables sur les aires de parking et de rabattement. 

Covoiturer à 2, 3 ou 4 en thermique c'est diviser par 2,3 ou 4 la pollution et le coût du transport. Covoiturer à 2, 3 ou 4  en VE 100% électrique (3) c'est diviser par 8, 12 ou 16 fois le coût du transport mais aussi la consommation énergétique, la motorisation électrique étant 4 fois plus efficace que la thermique; en terme de pollution c'est ZERO émission de gaz à effet de serre et moins d'émissions de particules grâce à l'utilisation régénératrice du frein moteur. 
L'UE, l'Etat, et les régions contribuent à aider les communes à équiper d'ombrières photovoltaïques les parkings de covoiturage et aires de rabattement vers les transports en commun afin de permettre la recharge lente des véhicules électriques pendant la durée de leur stationnement; on peut l'estimer en moyenne à 10 kwh pour 8h de stationnement. Les 10 kWh permettent à la fois de couvrir les 33 km pendulaires effectués en moyenne par l'automobiliste français et d'injecter sur le réseau au domicile les 5 kWh restants si nécessaire grâce à la technologie V2grid. 
La recharge électrique stationnaire constitue également un potentiel et une solution  non négligeable pour le stockage des énergies renouvelables

3° Coordonner à partir des régions le maillage à 50 km du territoire national avec des bornes de recharge rapide.  

Une batterie de 40 kWh suffit amplement à répondre aux besoins de déplacement quotidiens d'une énorme majorité des électromobilistes, puisqu'ils octroient une autonomie de 200 à 300 km suivant le mode et les conditions de conduite. Les milliers de bornes "accélérées" 22 kWh qui ont été déployées sur le territoire national permettent, suivant les modèles de VE, d'acquérir de 40 à 200 km d'autonomie supplémentaire par heure de charge; c'est très appréciable lorsqu'elles sont accessibles pour des stationnements de courte durée lors de courses ponctuelles. 
Par contre l'itinérance, au niveau de la région, professionnelle ou pour des sorties de week-end, pour des parcours dépassant 200 km, hors autoroute, nécessite d'avoir accès à des bornes de recharge rapide de 50 kWh et plus qui permettent de recharger une centaine de km en 1/4 heure. D'où, pour déterminer leurs implantations, la nécessaire coordination régionale et inter-régionale, en partenariat avec les syndicats d'énergie départementaux permettant d'obtenir un maillage à 50 km. 

4° Imposer l'expérimentation de l'auto-train aux périodes de grande migration automobile . 

Afin de faciliter et sécuriser les trajets sur longue distance au moment des départs en vacances et autres évènements provoquant de grandes migrations automobiles, le recours à l'auto-train (4) devra être proposé par les compagnies utilisant le réseau ferré français ; à cette fin des appels à projet en vue de moderniser la réservation et les manœuvres de chargement-déchargement ayant recours aux technologies d'intelligence artificielle et de robotisation. 

5° Aider à la conversion à l'électrique de véhicules thermiques  " REVAMPING" 

Certains détenteurs de véhicules thermiques sont attachés à leur véhicule soit parce qu'il est en bon état mais ne correspond plus aux normes anti-pollution, et/ou qu'ils ont investi sur des aménagements parfois coûteux (exemple camping-car, ou véhicule spécifique à usage professionnel) , une prime à la conversion forfaitaire en fonction de la puissance nécessaire pourrait les inciter à envisager une reconversion en véhicule 100% électrique. 
Peu pratiqué en France cette technique appelée revamping ( qui consiste à restructurer, réaménager ) pourrait également être source de création d'emplois qualifiés.  
Dans ces cas là mieux vaut recycler qu'envoyer à la casse . 

Jean-Claude LE MAIRE

(1) Le fisc incite les entreprises à convertir leur parc automobile par une aide à l'investissement à hauteur de 30.000 € pour les véhicules émettant moins de 20 g de CO². l'exonération de la carte grise et de la Taxe sur les Véhicules de Société .
On voit bien qu'il faut repenser la fiscalité pour soutenir les investissements permettant d'accélérer la transition énergétique; peut-être serait-il temps de reprendre le chantier de la Taxe sur le Carbone Ajouté ( TCA ) pour remplacer la TVA.
A titre d'exemple si les 5 milliards d'impôts sur la fortune avaient été affectés au financement annuel d'une telle mesure ce sont 1.000.000 de VE neufs que les citoyens auraient pû acquérir avec l'aide de l'Etat.  

(2) Outre l'incitation à rouler au diesel, les ménages modestes chassés des centre-villes par la hausse des loyers, les ruraux cernés par la désertification ont vu leurs trajets quotidiens s'allonger. Le VE par son faible coût de fonctionnement est une réponse à ces difficultés. Encore faut-il que l'information soit exacte. Ce matin les journalistes de France Inter  laissent dire à l'initiateur du mouvement de "Bonnets rouges" soutien des "Gilets jaunes" qu'il fait 50 à 80 km à faire chaque jour et ne peut donc pas utiliser un VE en Bretagne par manque de bornes ? Deux affirmations fausses ( cf cet exemple ). Fausses informations également concernant les batteries qui ne seraient pas recyclables alors que la filière est en train de se structurer leur offrant "une deuxième vie" pour stocker les énergies renouvelables dans un deuxième temps avant finalement d'être recyclées à 95 %.
Voir l'excellent dossier de l'AVERE 

(3) On peut imaginer d'optimiser le covoiturage en utilisant en autopartage un 7/9 places électrique qui se recharge pendant la nuit sur l'aire de covoiturage bénéficiant ainsi du tarif "heures creuses".  

(4) Nissan par exemple offre aux acquéreurs d'une Leaf un voyage en auto-train, super !  Mais problème l'acheminement par le service auto-train SNCF n'est disponible que depuis Paris-Bercy vers Nice ou Perpignan et quelques gares intermédiaires ? Pour les autres destinations elle vous propose un chauffeur ou la livraison par camion donc CO² dans les deux cas ! 

(5) Dernière aberration ! Le gouvernement qui avait réduit la prime à la conversion de 4000 à 2500€ envisage de la remonter à 4000 voire 5000 € en l'étendant à différents types de véhicules qui vont continuer à fonctionner aux hydrocarbures comme le souligne cet article du Monde: 

La prime à la conversion favorise l'achat de diesels ( Le Monde 10 Novembre 2018 )

En outre utiliser les termes de " véhicules électrifiés" entretient la confusion dans l'esprit des citoyens non avertis en assimilant au véhicule 100% électrique à toutes les variantes de véhicules "hybrides"; car hélas :

Un hybride c'est d'abord un véhicule thermique qui:
- continuera à générer toutes les nuisances liées à l'utilisation des hydrocarbures, au grand 
bénéfice des pétroliers, surtout quand le propriétaire ne recharge que peu ou pas la batterie...
- évite aux constructeurs et équipementiers de remettre en question leurs "vaches à lait" que sont toutes les opérations d'entretien et de maintenance (beaucoup plus réduites sur le VE )
- est alourdi par une batterie et un moteur électrique au détriment de la performance énergétique.
- permet aux constructeurs de faire bénéficier leurs clients du bonus ou de minimiser le malus à des véhicules surdimensionnés par rapport à leur utilisation.  


Voir également les précédents articles :

La cure de désintoxication commence ICI 👈

La voiture électrique vecteur d'accélération de la transition énergétique si ...


jeudi 13 septembre 2018

La voiture électrique vecteur d'accélération de la transition énergétique si ...


Le véhicule 100 % électrique (VE) se décline aujourd’hui dans tous les modes de transports: voitures, bus, camions, trains, bateaux, bicyclettes, trottinettes, rollers et même avions.  Les réseaux de bus électriques sont essentiellement urbains, et l’on voit se développer des véhicules de livraison dits « du dernier kilomètre » autorisant l’accès en centre-ville à des VE utilitaires, comme le Colibus, car silencieux et non polluants .

A ce jour, dans le monde circule un million de voitures électriques; la France, dans le trio de tête européen avec la Norvège et l'Allemagne, avec ses quelques dizaines de milliers de véhicules affiche une progression régulière , le nombre d'immatriculations doublant environ tous les deux ans. C'est très insuffisant pour atteindre les objectifs fixés par les pouvoirs publics tant  par la loi de 2015 que par la COP 21.
Depuis la création de ce blog je n'ai de cesse de rappeler que "Non la voiture électrique et la mobilité électrique ne sont pas des gadgets pour "les autres", elles sont un des atouts de "notre" transition énergétique" . 
Hélas ! nombre de constructeurs automobiles n'ont pas cru au "changement de paradigme de la bagnole" plutôt que de questionner leur entêtement absurde; pour tenter de se dédouaner ils préfèrent asséner des contrevérités, dénigrer le VE et, à grand renfort de campagnes publicitaires et de pseudo-bonus écologiques (1), prétendre "électrifier leur gamme de véhicules" inaccessibles aux bourses modestes, en proposant, avec la complicité de l'Etat, des véhicules hautement énergivores en hydrocarbures pour effectuer 600 à 700 km d'autoroute mais labellisés hybrides grâce aux malheureux 10 à 20 kWh de la batterie embarquée. (2)

Pourquoi uniquement le 100% électrique ?
Contrairement aux véhicules  utilisant des moteurs thermiques, la voiture 100% électrique peut contribuer doublement à la réussite de la transition énergétique: 
  • en favorisant la décarbonation des transports en tant que véhicule,  
  • mais également comme moyen de stockage et de redistribution des énergies renouvelables et notamment photovoltaïque. 

Le véhicule voiture électrique vecteur efficace de la décarbonation des transports : 

Merci à Acti-VE
Le VE économise quatre fois plus l’énergie embarquée qu'un véhicule thermique: 90% en étant restituée à la roue contre seulement 20 à 25% pour les thermiques.

Zéro émission de CO²et de GES: Absence  de gaz résiduels de la combustion de carburant et beaucoup moins d’émissions de particules car le freinage  est essentiellement assuré grâce au frein moteur régénérant par la même occasion de l'électricité . 

Entretien moins onéreux: Suppression de la carburation, exit les huiles et les vidanges , de boite de vitesses, d’embrayage, de courroie de transmission. Le moteur électrique est quasiment increvable.

Aide au sevrage des hydrocarbures vs la propagande des lobbies pétroliers : à l' usage, très rapidement, l' électro-mobiliste constate avec grand intérêt qu'il n'a plus besoin de passer à la pompe pour satisfaire à la grande majorité de ses déplacements quotidiens. Le VE s'impose en premier véhicule alors qu'il était initialement acquis en second véhicule. 

Confort de conduite et sécurité routière: la tenue de route et les accélérations surprenantes contribuent à accroître la sécurité tout comme le fait que le moteur électrique ne cale pas; silence dans l'habitacle, démarrage en côte simplifié et les aides à la conduite  participent au remarquable confort de conduite.

Son usage s’adapte idéalement aux nouvelles formes de mobilité : Son faible coût d'entretien et de fonctionnement optimise le co-voiturage tandis que sa simplicité d'utilisation se prête parfaitement à l'auto partage. 


La voiture électrique vecteur de stockage et de redistribution des énergies renouvelables et notamment de l'électricité photovoltaïque. 

Sources d'énergie du véhicule ( garanties 8 à 10 ans ) les batteries sont reconditionnées pour une deuxième vie dans des unités de stockage d'électricité éolienne ou photovoltaïque avant d'être recyclées à 98% par une filière industrielle en cours de structuration. 
Tout d'abord il convient de repréciser leur différents modes de recharge : 
  • La recharge rapide indispensable à l’itinérance (3), puisqu'elle permet en quelques minutes de récupérer les centaines de kilomètres pour effectuer de longs trajets. Délivrant aujourd'hui entre  40 à 50 kW ces bornes délivreront demain de 150 à 400 kW pour accompagner l'augmentation de capacité des batteries.
  • La recharge accélérée occasionnelle sur des bornes délivrant généralement 22 kW qui permet de compléter la charge du véhicule pendant un stationnement n'excédant pas 2 h. 
  • La recharge normale qui s'effectue à 3 kW au domicile dans 95 % des cas sur une prise de 230 v ou à 7 kW à l'aide d'une prise dédiée. Elle peut donc se réaliser quand la voiture est à l'arrêt au garage ou en stationnement prolongé sur des emplacements aménagés appelés ombrières photovoltaïques.

Contribution au stockage et à la redistribution de l'électricité photovoltaïque ou "verte":
En équipant de points de charge (4), des "ombrières" alimentées par des panneaux photovoltaïques, à domicile, sur les parkings d'entreprise  mais également  les aires de co-voiturage , de rabattement ou les parkings de gares multimodales la batterie de la voiture devient un vecteur de stockage et de redistribution de l'électricité photovoltaïque.

Exemple: Dans ces conditions un emplacement de parking couvert par 25 m² de panneaux va générer environ 10 kwh par jour en moyenne soit 2 fois la quantité d'énergie nécessaire pour faire les 33 km pendulaires quotidiens. 
De retour au domicile la  batterie peut réinjecter sur le réseau les 5 à 10 kWh utiles pour amortir la consommation de crête et compléter sa charge durant les heures creuses de la nuit.
Par cette double fonction de stockage et de restitution ( Vehicule to GRID ou V2GRID ) elle contribue ainsi au maillage des réseaux intelligents ( SMARTGRIDS ) en cours de développement. 
Au contraire du véhicule thermique, dopé aux hydrocarbures, qui transfère le carbone fossile dans l’atmosphère, le véhicule électrique, quatre fois plus sobre en énergie, aide au stockage et à la redistribution de l'électricité produite à partir des ENR. C'est déjà d'ailleurs le cas avec les nombreuses bornes que les syndicats d'énergie et compagnies électriques alimentent avec de l'électricité verte , essentiellement d'origine hydroélectrique.    

L'électromobiliste "coopér-acteur" de la transition énergétique :

Décréter un cadre et des orientations pour la transition énergétique ne suffit pas, elle doit se traduire concrètement par des actes au quotidien !  
Dès lors qu'il participe à ce cercle vertueux avec son véhicule électrique l'électromobiliste est un maillon de la chaîne pour réussir la transition énergétique. 
Il contribue en effet dans ses déplacements à satisfaire de nombreux points du cahier des charges dont deux essentiels : 
  • réduire sa consommation d’énergie par un facteur 4 
  • suppression des émissions de CO² et gaz à effet de serre. 
C'est pourquoi, utilisateurs de véhicules 100% électriques, nous revendiquons et demandons à être reconnus pour notre implication d'acteur dans cette coopération planétaire, nous sommes des coopér-acteurs de la transition énergétique.

Des pistes de réflexion pour des propositions concrètes de production électrique :


Voir sur le sujet de l'autoconsommation la vidéo les intéressantes communications lors de l'Université d'été d'Enerplan en particulier l'intervention du "Pape occitan du photovoltaïque" M.André Joffre . 



La démarche d'autoconsommation :
Partant de l'hypothèse -à afiner- que chaque véhicule 100% électrique utilise par jour entre 6 et 10 kWh soit en moyenne 8 kWh par jour  soit 3.000 kWh par an , il lui suffit, à raison des 1000 h annuelles d’ensoleillement statistiquement admises, d'une production de 3 kWc. C'est à dire avec les panneaux photovoltaïques actuels  une surface de 24 m². 
Problème si la voiture n'est pas stationnée pendant la production celle-ci est renvoyée sur le réseau ou doit être stockée dans une batterie à demeure, solutions proposées par Tesla et Nissan.

L'autoconsommation collective :
Même hypothèse que ci-dessus mais chaque électromobiliste se "raccorde" localement avec d'autres producteurs photovoltaïques pour "mutualiser" partie ou toute la production. Se pose alors le problème de la "restitution" soit à partir d'un point de stockage collectif soit par retour depuis le réseau dans des conditions à négocier.

La démarche coopérative :
Un collectif d'électromobilistes à constituer négocie avec un ou des fournisseurs d'électricité l'achat-restitution d'électricité auto-produite. Ce qui pourrait se traduire par : J'ai installé chez moi (ou financé l'installation ailleurs de) "mes" 24 m² de panneaux qui ont alimenté le réseau, j'ai donc acquis un droit à consommer les 3.000 kWh que je pourrais retirer dans tous les points de charge alimentés par le fournisseur. 
Sur ce sujet voir l'intiative de Sunchain (5)   

La nécessité d'un engagement citoyen collectif pour une mobilité décarbonée accessible à tous : Comme les syndicats d'énergie qui en se groupant ont pu imposer l'alimentation des bornes par de l'électricité verte, à leurs côtés, regroupés et organisés les électromobilistes peuvent prétendre peser sur les choix et orientations politiques tant au plan local, régional et national et faire des propositions pour faire avancer la mobilité électrique et lever les freins qui entravent son développement : prix des véhicules, offre de remplacement de batteries,  infrastructure de recharge et fourniture électrique, assurances ... mais également de partager des initiatives autour des nouvelles formes de mobilités : co-voiturage, autopartage, 
C'est dans ce sens que nous initions la création de La Coopér@ctive association qui a pour but de définir les contours d'une future coopérative citoyenne; et si la démarche vous intéresse nous vous invitons à nous rejoindre afin d'explorer les solutions envisageables et les partager... à suivre.  
Jean-Claude LE MAIRE 
   
(1) Europe : pression des constructeurs pour freiner la « marche forcée » vers la voiture électrique
(2) En France, en raison d'une fiscalité avantageuse, Porsche estime écouler entre 60 à 70% de Cayenne neufs équipés d'une motorisation hybride.
(3) L' électromobilité, composante décarbonée de l'Ecomobilité en Région Occitanie.
(4) Aide au financement de l'installation de points de recharge privés Programme Advenir
(5) Demain sera-t-il possible de recharger son véhicule électrique à partir de toute borne inscrite dans la Sunchain en utilisant sa propre électricité ?