vendredi 10 avril 2026

Une atteinte des objectifs d’électrification du parc automobile compromise à ce stade (Rapport de la Cour des comptes 04/2026)

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Le document ( en son chapitre IV - II ) montre que, malgré des objectifs très ambitieux de décarbonation du parc automobile fixés par la LOM, la France n’est pas à ce stade sur une trajectoire compatible avec les cibles de 2030 et 2035. Les ventes de véhicules électriques progressent trop lentement et restent très en deçà des volumes nécessaires.

Les flottes professionnelles, pourtant identifiées comme un levier déterminant, ont largement échoué à jouer leur rôle en raison d’un faible respect des obligations, d’un manque de sanctions et d’une grande inertie de nombreux acteurs économiques et publics.

La taxe incitative mise en place en 2025 marque une avancée en introduisant une sanction financière, mais son efficacité est fortement limitée par l’exclusion des loueurs, ce qui réduit considérablement son périmètre réel. Le texte conclut implicitement à la nécessité d’ajustements supplémentaires pour rendre les politiques de verdissement réellement opérationnelles et compatibles avec les objectifs climatiques.

Les idées forces de l'analyse : 

1. Un cadre stratégique ambitieux mais en tension

Le texte s’inscrit dans le bilan de la loi d’orientation des mobilités (LOM) et montre un décalage croissant entre des objectifs climatiques très ambitieux et la réalité des dynamiques du marché automobile. La France s’est engagée, dans le cadre national (SNBC) et européen, vers la fin progressive des véhicules thermiques, avec des jalons précis à 2030, 2035 et 2040. Toutefois, les niveaux actuels de diffusion des véhicules électriques restent très inférieurs à la trajectoire requise, ce qui compromet l’atteinte des objectifs sans accélération majeure.


2. Un retard structurel sur les volumes de ventes de véhicules électriques (*)

L’analyse quantitative est centrale : avec seulement 2,85 % du parc automobile électrique début 2025, l’effort à fournir est considérable. Atteindre 15 % du parc en 2030 supposerait près d’un triplement du rythme annuel d’immatriculations par rapport aux niveaux observés depuis 2023. Le texte met en évidence une contradiction entre les ambitions affichées (800 000 ventes annuelles visées à moyen terme) et la stagnation effective du marché autour de 300 000 ventes par an.



3. Le rôle clé – et défaillant – des flottes professionnelles

La LOM a cherché à agir sur un levier majeur : les flottes de véhicules des personnes morales, qui représentent près des deux tiers des immatriculations de voitures neuves. Le document montre cependant que ce levier a été insuffisamment exploité :

  • faible respect des obligations de verdissement,
  • non-respect massif des obligations de déclaration,
  • forte hétérogénéité des comportements, entre quelques entreprises « leaders » et une majorité restant entièrement dépendante du thermique.

4. Une efficacité limitée des dispositifs sans sanction

L’absence de sanction effective avant 2025 est identifiée comme un facteur clé de l’échec relatif des obligations de verdissement. Les données issues des associations et de l’administration montrent des taux de conformité faibles chez les entreprises comme chez les acteurs publics (collectivités et État), malgré des objectifs réglementaires clairs et progressifs.

5. Une réforme fiscale incitative… mais fortement restreinte

La taxe incitative introduite en 2025 constitue une évolution notable, car elle introduit enfin un mécanisme de sanction financière. Le texte souligne toutefois ses effets contradictoires :

  • un impact positif immédiat sur les achats des grandes entreprises ;
  • mais une réduction drastique de son champ d’application, du fait de l’exemption des loueurs, qui limite la portée du dispositif à une part très minoritaire des immatriculations (environ 13 %).



lundi 30 mars 2026

ALBI ECO RACE les 4.5 et 6 Juin 2026

 

Depuis sa création en 2016, l’Albi Éco Race, organisée par la Ville d’Albi avec ses partenaires et l’Avère Occitanie, met à l’honneur les véhicules écologiques sous toutes leurs formes : électriques, électro-solaires, hydrogène, et bien d’autres encore.

Véritable vitrine des innovations propres, ce challenge célèbre l’ingéniosité et l’esprit d’avenir des équipes engagées.

Plus de 700 participants prennent part chaque année à cette aventure : professionnels, étudiants, lycéens, collégiens et jeunes scolaires, venus d’ici ou d’ailleurs.

Au-delà de la compétition, l’Albi Éco Race se distingue par son ambition éducative et environnementale, créant un espace d’apprentissage, de sensibilisation et de transmission entre générations.


👉6 niveaux de participation 👈

Niveau initiation – Véhicules filoguidés : Ce challenge permet à des élèves d’écoles primaires de confronter les véhicules solaires filoguidés conçus et réalisés au cours de l’année sur 2 épreuves (vitesse et endurance).

Niveau I – Véhicules radiocommandés : Réservé aux véhicules électriques radiocommandés solaires sans accumulateur, cette compétition est organisée sur deux catégories (prototypes et monotypes). Les équipes s’affronteront sur plusieurs épreuves : en match racing, vitesse, endurance, maniabilité…

Niveau II – Véhicules prototypes & Urban Concepts : Le niveau 2 opposera des véhicules électriques pouvant répondre à deux réglementations distinctes. Les prototypes, véhicules légers et aérodynamiques sont conçus dans le seul but d’optimiser l’efficience énergétique. Les Urban Concepts doivent en plus respecter des contraintes supplémentaires pour se rapprocher des véhicules de série.

Niveau III – Véhicules solaires : Le troisième challenge de l’Albi Eco Race s’adresse aux véhicules solaires de compétition, qui sont amenés à rouler sur le Circuit d’Albi* sur une durée allant de 12 à 24h consécutives. L’objectif de cette épreuve de régularité est de mettre de l’avant l’efficacité énergétique et l’endurance de ces véhicules prototypes à hautes performances. Le vainqueur est le véhicule qui complète le plus grand nombre de tours sur la durée de la course. Les véhicules solaires qui prennent part à l’Albi Solar Challenge atteignent des vitesses supérieures à 100km/h.

Niveau IV – Partenaires - Public : entreprises & particuliers : Ouvert aux véhicules électriques et hydrogènes. L’épreuve unique est un exercice de régularité qui consiste à respecter un temps au tour imposé sur un nombre de tours défini. Chaque seconde d’écart par rapport au temps de référence entraînera une pénalité d’un point.     L’épreuve se déroule comme suit : un briefing - une séance d’essai de 30 minutes - 1 heure de course avec 3 arrêts obligatoires de 2 minutes au stand. Le classement se fera par catégorie de véhicules même si l’épreuve est commune. C’est une activité idéale de teambuilding, dans un esprit convivial et une mise en avant de son entreprise.

Niveau V- Véhicules intermédiaires : L’Albi Éco Race s’associe à l‘Ademe et l’Extrême Défi ! L’Extrême Défi vous permet de participer à l’émergence d’une filière porteuse d’emploi, de présenter, fournir vos produits / solutions si ces derniers sont alignés avec les objectifs de l’XD (efficient, de durée de vie longue, éco-conception). Le niveau V met en lumière les performances d’une catégorie de véhicules en forte croissance. Appelés Vélis ou Véhicules Intermédiaires, ils se situent entre la voiture classique et le vélo. Catégorie boostée par le projet Extrême Défi de l’Ademe, les vélis sont des véhicules qui proposent une alternative plus légère à la voiture classique. Ils ont pour objectifs de remplacer la voiture en proposant une mobilité individuelle plus sobre.  L’objectif de cette course, est de récompenser les véhicules qui font un maximum de kilomètres sur une épreuve de 5h30 et qui consomme le minimum d’énergie électrique embarqué par rapport à leur masse utile transportée. En deux mots : efficacité et sobriété.

* Le Circuit d'Albi est long de 3,551 km. 

NDLR: A titre d'illustration de l'efficience le vainqueur "Solar Car Solution" avec ses 145 tours de circuit a parcouru #515 km avec 5,5 kWh  soit 1,06 kWh/100km.