mercredi 23 septembre 2026

Le Véhicule Électrique, c’est un vertueux : je le VEUX ! Mais pas n'importe quelles taxes !

Fiscalité de l’énergie : pourquoi l’OCDE se trompe… et pourquoi l’ère électrique exige une refonte intelligente

La transition énergétique avance, et avec elle une question qui devient brûlante : comment taxer l’énergie dans un monde où les carburants reculent et où l’électricité devient dominante ?
 L’OCDE propose une refonte de la fiscalité énergétique, mais certains de ses arguments méritent d’être discutés — surtout quand on défend une mobilité propre et cohérente.

1. La base fiscale se déplace… mais les carburants ne disparaissent pas innocemment

Les carburants ont toujours été taxés pour compenser leurs externalités négatives : pollution, maladies, bruit, accidents, dépendance au pétrole. L’électricité, surtout bas carbone, n’a pas ces externalités. On ne peut donc pas simplement transférer les taxes des carburants vers l’électricité.

2. Une incohérence… mais pas celle que l’OCDE pointe

Les taxes élevées sur les carburants sont cohérentes avec leurs externalités massives. Les taxes faibles sur l’électricité sont cohérentes avec la transition que nous voulons encourager. L’incohérence vient de la non‑prise en compte des externalités dans les calculs de l’OCDE.

3. Les subventions fragilisent les finances publiques… mais ce n’est pas nouveau

Depuis des décennies, l’État subventionne le gazole professionnel, agricole, routier, etc. Ces dégrèvements ont coûté des milliards. Ce n’est pas l’électricité qui fragilise les finances publiques, ce sont les carburants, depuis longtemps.

4. Les signaux prix doivent être cohérents… et complets

Un signal prix n’est cohérent que s’il intègre toutes les externalités : climat, pollution, santé, bruit, congestion, géopolitique. Si on applique cette règle, les carburants devraient être encore plus taxés, et l’électricité bas carbone rester faiblement taxée.

5. Protéger les ménages vulnérables : ne pas confondre taxe énergétique et impôt

Une taxe énergétique sert à orienter les comportements, pas à redistribuer. Les baisses de taxes énergétiques sont régressives, inefficaces et profitent davantage aux ménages aisés. La bonne solution : des transferts ciblés.

6. Oui, l’électrification impose une refonte fiscale… mais une refonte intelligente

La refonte fiscale doit intégrer les externalités, encourager les vecteurs bas carbone, protéger les ménages vulnérables sans casser les signaux prix, et éviter de taxer l’électricité comme on taxait les carburants.

Conclusion

La mobilité électrique n’est pas un problème fiscal. C’est une solution sanitaire, climatique, géopolitique et économique. La vraie question n’est pas « comment remplacer les taxes sur les carburants ? » mais « quelles externalités voulons‑nous compenser dans un monde décarboné ? ».

Jean-Claude LE MAIRE 

avec l'aide de Copilot

lundi 14 septembre 2026

Les constructeurs de camions chinois et américain devraient gagner plus d’un quart du marché européen des camions électriques d’ici 2030

10 septembre 2026 : Dans son rapport T&E ( Transports & Environnement ) avertit que,  pour atteindre l'objectif du camion zéro CO2, le respect des normes seront essentielles pour les fabricants européens restant leaders du marché. Les nouveaux acteurs électriques sont-ils une concurrence sérieuse pour les constructeurs européens de camions ? Les constructeurs européens de camions font face à une concurrence croissante alors que de nouveaux acteurs entrent sur le marché des camions électriques lourds, offrant des produits performants à moindre coût.

Les constructeurs européens doivent accélérer l’électrification sous peine de perdre un quart du marché des camions électriques au profit de nouveaux entrants d’ici 2030, selon l’analyse T&E. 

L’analyse de  T&E sur les coûts des camions électriques, les spécifications techniques et les objectifs des fabricants met en lumière les risques si les constructeurs européens retardent l’électrification.

Les camions zéro émission représentaient 5,6 % des ventes en 2025, soit le double de l’adoption de l’année précédente. Cette accélération est due au CO de l’UE2 en vigueur depuis juillet 2025, et la baisse des prix des batteries. Sur des marchés comme la Norvège, la Suède et les Pays-Bas, les camions électriques représentent plus de 15 % des ventes neuves. Les fabricants européens proposent désormais davantage de camions électriques à de meilleurs prix, mais les recherches de T&E montrent qu’ils font face à une concurrence croissante alors que de nombreux nouveaux modèles entrants sont sur le point d’arriver sur le marché :



L’achat d’un camion électrique chinois peut réduire le coût total de possession de 12 % par rapport à un modèle européen équivalent. Une économie pouvant atteindre 43 000 € sur cinq ans.

Les camions électriques des nouveaux concurrents performent aussi bien que les camions européens sur des critères clés, tels que l’autonomie, le temps de charge, la charge utile maximale et l’efficacité énergétique.

mercredi 9 septembre 2026

Jean-Luc COUPEZ nous éclaire sur l'univers des batteries.

Vous trouverez dans la rubrique "Pages documentaires" les pédagogiques et documentées contributions de Jean-Luc COUPEZ sur l'univers des batteries.

    Retraité actif, comme il aime à se présenter, il poursuit quelques activités en veille (#Veille_JLC) , conseil, animation de tables rondes et conférences sur le thème de la mobilité électrique et le déploiement d'infrastructures de recharge des véhicules électriques. 

Autant de sujets pour lesquels il est une référent reconnu dans le domaine de l'électromobilité que nous remercions vivement d'avoir accepté de partager ses connaissances et ses pertinentes intuitions rassemblées dans son approche tétraédrique.  

Jean-Claude LE MAIRE