mardi 6 octobre 2026

Bilan des migrations estivales en VE : 50 FFAUVE bienveillants ont assisté 10.000 électromobilistes pour la recharge de leur VE..







A l'initiative de la Fédération Française des Utilisateurs de Véhicules Electriques ( FFAUVE ) une cinquantaine d'électromobilistes aguerris se sont, bénévolement, mis à disposition des utilisateurs de véhicules électrique lors des intenses journées de migration estivale. 

La démarche trouve son origine, il y a quelques mois, dans le constat que souvent peu ou mal informés sur la recharge électrique de leur VE en station, les électromobilistes néophytes appréciaient l'aide spontanée que de plus expérimentés pouvaient, occasionnellement, leur apporter pour maitriser cette nouvelle technologie;  et en optimisant ainsi la rapidité de la manœuvre ils facilitaient l'écoulement du trafic électromobile de plus en plus dense sur les stations de recharge d'autoroutes. 

Sous l'impulsion de son président, Pascal HUREAU, différents animateurs de la Fédération prirent contact avec les sociétés d'autoroutes pour proposer une assistance bénévole qui fit rapidement école après quelques essais concluants. 
                            Vous trouverez ci-après un extrait du bilan des animation de l'été 2026. 
                                                                                Jean-Claude LE MAIRE
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Voici une consolidation des données extraites des neuf rapports d’activité (RETEX) pour les aires de recharge sur la période estivale mais aussi des commentaires de synthèse partagés avec Vinci Autoroutes.

Quelques données générales

👉 Une moyenne de 1 000 utilisateurs par week-end ont été accueillis et accompagnés par nos Gilets Bleus sur 34 aires de service avec une excellente implication de 50 animateurs issus de 8 associations membres de FFAUVE qui se sont relayés, bénévolement, sur 9 week-end de début juillet à fin août 2026. Un total d’environ 10 000 électromobilistes ont été ainsi rencontrés, aidés ou réorientés quand cela était nécessaire. 6 sociétés ont été nos partenaires : Atlante, Electra, Spie eVadea, Vinci Autoroutes, Shell Recharge et Zunder.
👉 Si on y ajoute les sessions prises en charge par d’autres intervenants, hors Total Energies, Vinci Autoroute a calculé que 630 jours d’animation ont été assurés, et 200 alertes ont été déclenchées auprès des PC Sécurité du fait de saturation (plus de 3 voitures en attente) à comparer avec seulement 40 en 2025.
👉 A cette forte croissance du nombre d’électromobilistes, s’ajoute une autre caractéristiques de l’été 2026 : une canicule quasi permanente sur ces deux mois, particulièrement difficile à supporter quand les stations de recharge n’avaient ni arbres ni ombrières.

Les principales problématiques rencontrées

⛽Problématiques Matérielles (TPE et Bornes) : Le problème le plus récurrent à travers tous les sites est l'état des terminaux de paiement (TPE) : illisibles, rayés ou hors service depuis plusieurs mois. Les bornes souffrent également de pannes liées à la chaleur, de limitations de puissance plus ou moins automatiques et nécessitent des redémarrages manuels fréquents à partir des services d’assistance. Vinci Autoroutes a estimé que sur l’ensemble du parc de bornes, 10% des points de charge ne sont pas en état de fonctionnement satisfaisant.

dimanche 4 octobre 2026

Le Véhicule Électrique, c’est un vertueux : je le VEUX ! Mais pas n'importe quelles taxes !

Fiscalité de l’énergie : 
- pourquoi l’OCDE se trompe ? 
- et pourquoi l’ère électrique exige une refonte intelligente ?

La transition énergétique avance, et avec elle une question qui devient brûlante : comment taxer l’énergie dans un monde où les carburants reculent et où l’électricité devient dominante ?
 L’OCDE propose une refonte de la fiscalité énergétique, mais certains de ses arguments méritent d’être discutés — surtout quand on défend une mobilité propre et cohérente.

1. La base fiscale se déplace… mais les carburants ne disparaissent pas innocemment

Les carburants ont toujours été taxés pour compenser leurs externalités négatives : pollution, maladies, bruit, accidents, dépendance au pétrole. L’électricité, surtout bas carbone, n’a pas ces externalités. On ne peut donc pas simplement transférer les taxes des carburants vers l’électricité.

2. Une incohérence… mais pas celle que l’OCDE pointe

Les taxes élevées sur les carburants sont cohérentes avec leurs externalités massives. Les taxes faibles sur l’électricité sont cohérentes avec la transition que nous voulons encourager. L’incohérence vient de la non‑prise en compte des externalités dans les calculs de l’OCDE.

3. Les subventions fragilisent les finances publiques… mais ce n’est pas nouveau

Depuis des décennies, l’État subventionne le gazole professionnel, agricole, routier, etc. Ces dégrèvements ont coûté des milliards. Ce n’est pas l’électricité qui fragilise les finances publiques, ce sont les carburants, leur combustions et les externalités négatives engendrées, et ce depuis longtemps !

4. Les signaux prix doivent être cohérents… et complets

Un signal prix n’est cohérent que s’il intègre toutes les externalités : climat, pollution, santé, bruit, congestion, géopolitique. Si on applique cette règle, les carburants devraient être encore plus taxés, et l’électricité bas carbone rester faiblement taxée.

5. Protéger les ménages vulnérables : ne pas confondre taxe énergétique et impôt

Une taxe énergétique sert à orienter les comportements, pas à redistribuer. Les baisses de taxes énergétiques sont régressives, inefficaces et profitent davantage aux ménages aisés. La bonne solution : des transferts ciblés.

6. Oui, l’électrification impose une refonte fiscale… mais une refonte intelligente

La refonte fiscale doit intégrer les externalités, encourager les vecteurs bas carbone, protéger les ménages vulnérables sans casser les signaux prix, et éviter de taxer l’électricité comme on taxait les carburants.

Conclusion

La mobilité électrique n’est pas un problème fiscal. C’est une solution sanitaire, climatique, géopolitique et économique. La vraie question n’est pas « comment remplacer les taxes sur les carburants ? » mais « quelles externalités voulons‑nous compenser dans un monde décarboné ? ».

Jean-Claude LE MAIRE 

avec l'aide de Copilot