vendredi 6 novembre 2026

La réglementation européenne sur les voitures neuves est plus pertinente que jamais ! (Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan)

 Voici l’essentiel de la page du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, qui présente le point de vue de Maxime Gérardin, publié le 20 novembre 2025. [strategie-...an.gouv.fr]

1. La crise automobile ne vient pas d’abord de l’électrique

L’auteur conteste l’idée selon laquelle les normes européennes et l’échéance de 2035 seraient à l’origine des difficultés de l’automobile française. Il rappelle notamment que l’emploi de la branche automobile française est passé de 193 400 emplois en 2005 à 118 200 en 2015, soit −39 % en dix ans. [strategie-...an.gouv.fr]

2. Le problème structurel : les voitures neuves sont devenues trop haut de gamme

Depuis plusieurs décennies, les véhicules neufs sont plus gros et davantage équipés. Parallèlement, le parc automobile augmente moins vite et les véhicules existants sont plus fiables, plus faciles à utiliser et durent davantage. Les consommateurs ont donc intérêt à conserver leur voiture plus longtemps, ce qui réduit le marché du neuf et concentre celui-ci sur une clientèle plus étroite. [strategie-...an.gouv.fr]

3. L'électrique peut justement permettre de sortir de cette impasse

Pour l’auteur, le véhicule électrique possède trois qualités susceptibles de renouveler l'intérêt pour le neuf : faible coût d’usage, forte fiabilité et longue durée de vie. Mais cela suppose de développer beaucoup plus fortement une offre de petites voitures électriques abordables. [strategie-...an.gouv.fr]

4. Alléger certaines normes ne suffira pas

Consolidation du pourcentage des immatriculations de VE en octobre.


mercredi 28 octobre 2026

Le Véhicule Électrique, c’est un vertueux : je le VEUX ! Mais pas n'importe quelles taxes !

Fiscalité de l’énergie : 
- pourquoi l’OCDE se trompe ? 
- et pourquoi l’ère électrique exige une refonte intelligente ?

La transition énergétique avance, et avec elle une question qui devient brûlante : comment taxer l’énergie dans un monde où les carburants reculent et où l’électricité devient dominante ?
 L’OCDE propose une refonte de la fiscalité énergétique, mais certains de ses arguments méritent d’être discutés — surtout quand on défend une mobilité propre et cohérente.

1. La base fiscale se déplace… mais les carburants ne disparaissent pas innocemment

Les carburants ont toujours été taxés pour compenser leurs externalités négatives : pollution, maladies, bruit, accidents, dépendance au pétrole. L’électricité, surtout bas carbone, n’a pas ces externalités. On ne peut donc pas simplement transférer les taxes des carburants vers l’électricité.

2. Une incohérence… mais pas celle que l’OCDE pointe

Les taxes élevées sur les carburants sont cohérentes avec leurs externalités massives. Les taxes faibles sur l’électricité sont cohérentes avec la transition que nous voulons encourager. L’incohérence vient de la non‑prise en compte des externalités dans les calculs de l’OCDE.

3. Les subventions fragilisent les finances publiques… mais ce n’est pas nouveau

Depuis des décennies, l’État subventionne le gazole professionnel, agricole, routier, etc. Ces dégrèvements ont coûté des milliards. Ce n’est pas l’électricité qui fragilise les finances publiques, ce sont les carburants, leur combustions et les externalités négatives engendrées, et ce depuis longtemps !

4. Les signaux prix doivent être cohérents… et complets