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lundi 1 février 2021

L’observatoire de la qualité des services de recharge électrique accessibles au public livre ses premiers résultats (AFIREV )

 L’expérience de recharge en itinérance doit être toujours plus simple, plus fluide et plus assurée : c'est l'objectif de l'AFIREV qui a décidé de se doter d’un observatoire de la qualité des services pour disposer d’une mesure objective de la situation, qui embrasse l’ensemble des acteurs de la recharge, utilisateurs, fournisseurs de services, industriels et collectivités locales. 

Pour la première fois en effet, des acteurs majeurs de la recharge électrique ont mis en commun leurs retours d'expérience pour mesurer la qualité des services et identifier les axes d’amélioration prioritaires. A cette fin, les statistiques de fonctionnement de plus de la moitié du parc de bornes installées ont été analysées et confrontées à la perception des conducteurs de véhicules électriques, recueillie au travers d'une enquête OpinionWay, de l'écoute de réseaux sociaux et d'entretiens avec deux associations d'utilisateurs.














Avec la première édition de cet observatoire, les acteurs de la recharge ont identifié les améliorations à apporter pour offrir un service apte à convaincre en grand nombre les conducteurs : sur la période de mai à octobre 2020, 9% des bornes se sont avérées indisponibles plus de 7 jours consécutifs ; 85 % des utilisateurs de ces réseaux disent avoir rencontré une borne en panne et 83% des utilisateurs disent avoir été confrontés au moins une fois à un défaut de recharge. 

Pour autant, les utilisateurs expriment à 80% leur satisfaction globale du service de recharge publique actuelle et 96% restent acquis au passage à l'électrique. Ils apprécient des aspects essentiels comme la cartographie sur téléphone portable ou la facilité d'usage des bornes.

Les constats de l'observatoire conduisent à deux axes prioritaires de progression en 2021 : 
L'information et l'accompagnement des utilisateurs, avant et pendant les recharges ;
Le niveau de disponibilité d'ensemble des réseaux et le taux de réussite des sessions de recharge.

Les chartes qualité publiées sur le site de l’AFIREV constituent un levier pour aider les aménageurs d'infrastructures et les opérateurs des réseaux et de mobilité à prévenir les difficultés et anomalies rencontrées par les utilisateurs. Elles seront adaptées aux leçons tirées de l'Observatoire.
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Parce que la quantité ne doit pas se faire au détriment de la qualité, nous allons également accompagner financièrement la remise à niveau des bornes déjà installées. J'appelle d'ailleurs tout l'écosystème de la recharge électrique à s'engager pour la qualité des bornes et à signer les chartes qualité rendues publiques ce jour par l'AFIREV."

Barbara Pompili, Ministre de la Transition Écologique, le 12 octobre 2020

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À PROPOS DE L’AFIREV
L’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules (AFIREV), a été créée à l'incitation du Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique lors du Mondial de l’Automobile de Paris en octobre 2014 et officialisée en mars 2015 par des acteurs majeurs de la mobilité électrique. Son objet est de fédérer les initiatives qui concourent au déploiement de l'itinérance de la recharge en France, pour en créer et maintenir les éléments communs entre ses acteurs, en représenter les intérêts auprès des autorités réglementaires, et assurer la compatibilité internationale des solutions.

LIENS UTILES
Le site web de l’observatoire permet d’accéder au rapport complet et à des tableaux interactifs présentant l’ensemble des indicateurs produits. 

LES CONTRIBUTEURS PIONNIERS
Nous remercions les aménageurs qui ont donné leur accord pour publier les données, traduisant ainsi leur engagement pour la qualité ; ils sont les initiateurs et portent la responsabilité des services. 

Les acteurs industriels ci-après ont été les pionniers de ce premier travail de mesure et compilation de la qualité. Nous comptons que bien d'autres les rejoindront pour la suite.




jeudi 10 août 2023

Observatoire AFIREV 2023 : Qualité de la recharge et couverture du territoire en progrès. Insatisfaction toujours plus forte sur les tarifs de recharge :

Pour la troisième année parait l'observatoire AFIREV sur la qualité des réseaux et des services de recharge accessibles au public. L’expérience vécue par les conducteurs de véhicules électriques y est qualifiée grâce aux données techniques remontées par des opérateurs de réseaux et de services de recharge, ainsi que par une enquête de satisfaction des utilisateurs et par leurs commentaires postés sur les réseaux sociaux.

Cette année, le périmètre de l'observatoire s’agrandit avec la croissance du marché et devient en conséquence plus représentatif :

  • D’une part, l’enquête menée par OpinionWay pour Colombus Consulting a interrogé 825 conducteurs de véhicules, tout-électriques pour une moitié, hybrides-rechargeables pour l’autre moitié, soit 38% de répondants de plus par rapport à l’édition 2021.
  • D'autre part, le volume de données techniques est plus conséquent :
    • Des données fournies par 14 acteurs de la recharge, contre 7 lors de l'édition précédente.
    • Plus de 3 millions de sessions de recharge analysées, 2 fois plus que lors de l'édition précédente.
    • Des données sur 29 000 points de recharge fournis par des aménageurs ou opérateurs auxquels s’ajoutent plus de 55 000 points de recharge via la plateforme d'interopérabilité GIREVE, soit environ 80 % du parc.



Nouveauté de cette édition de l'année 2023 : l'AFIREV fournit un espace de publication des comptes rendus de qualité par unité d’exploitation pour permettre aux aménageurs et fournisseurs de services de remplir leur obligation réglementaire (décret 2017-26, Art. 24-2).

Les enseignements de cette édition résultent aussi de la mise en perspective grâce à l'historique des deux dernières années : on constate ainsi que les profils socio-démographiques des conducteurs de véhicules électriques se rapprochent de la population nationale. Avec l’expérience, ils utilisent mieux les bornes de recharge publiques, et se concentrent sur moins de lieux de recharge différents. Les conducteurs d’hybrides rechargeables tendent à plus recharger leur véhicule en électricité.

Les données montrent que la qualité globale des services de recharge reste stable, avec des améliorations sur certains points : le déroulé des sessions de recharge s’améliore et la fréquence des problèmes rencontrés par les utilisateurs diminue. De fait, la satisfaction des conducteurs vis-à-vis du service de recharge publique se maintient à un bon niveau. Cependant, les utilisateurs sont plus critiques sur la qualité de données relatives à la disponibilité en temps réel des bornes de recharge, ou encore la protection de l’utilisateur face aux aléas de l’environnement. Enfin, cette édition de l'observatoire montre une insatisfaction toujours plus grande sur les tarifs des recharges publiques

La majorité des conducteurs considèrent les grilles tarifaires opaques et incohérentes.

Recommandations

L'AFIREV fait donc 4 recommandations, dans la continuité des années précédentes :

  • Normaliser les structures tarifaires pour les rendre plus compréhensibles par l'usager et lui permettre d'anticiper le prix de sa recharge en amont, ainsi qu'accompagner les usagers en les informant de façon claire et intelligible sur le coût de la recharge.
  • Mieux aménager la protection de l'usager des bornes de recharge à l’égard des aléas climatiques.
  • Améliorer la fiabilité des données en temps réel, en particulier les données liées à la disponibilité des bornes sur les applications cartographiques.
  • Renforcer la maintenance opérationnelle des installations de recharge rapides et améliore son contrôle par l’exploitation.

À PROPOS DE L’AFIREV

L’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules (AFIREV), a été créée à l'incitation du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique lors du Mondial de l’Automobile de Paris en octobre 2014 et officialisée en mars 2015 par des acteurs majeurs de la mobilité électrique. Son objet est de fédérer les initiatives qui concourent au déploiement de l'itinérance de la recharge en France, pour en créer et maintenir les éléments communs entre ses acteurs, en représenter les intérêts auprès des autorités réglementaires, et assurer la compatibilité internationale des solutions.

LIENS UTILES:

👉Rapport synthétique

👉Rapport détaillé final 

Le site web de l’observatoire permet d’accéder au rapport complet et à des tableaux interactifs présentant l’ensemble des indicateurs produits.

mardi 17 décembre 2019

L’AFIREV a établi un livret qualité de recommandations pour la recharge des VE.

L' AFIREV, dont l'objet est de fédérer les initiatives qui concourent au déploiement de l’interopérabilité des services de recharge et de mobilité électrique en France, a établi un livret qualité de recommandations pour la recharge des VE.  
Suite à la "surchauffe" du réseau de bornes de recharge rapide subie par les électromobilistes cet été, l'AFIREV s'est saisi de ces malencontreux dysfonctionnement pour diffuser des recommandations à l'attention des professionnels du secteur.
Télécharger le livret de recommandations

"Tous les conducteurs de véhicules électriques, actuels et futurs, doivent être assurés de la disponibilité et de la fiabilité des services de recharge accessibles au public, où qu’ils aillent, selon des tarifs transparents et équitables. De plus, trouver un point de recharge et être autorisé à connecter son véhicule doit être facile et sans manipulations compliquées. C’est particulièrement important pour convaincre de nombreux utilisateurs de voitures à carburant fossile qu’ils peuvent passer l’électrique.
Toutes ces attentes peuvent être satisfaites par la conception et l’organisation appropriées des services des opérateurs et par des niveaux adéquats de leur qualité. En fait, le retour d’expérience actuel montre des anomalies qui, bien que marginales, dégradent la confiance dans le véhicule électrique. Il révèle aussi des divergences dans la conception et l’exploitation des infrastructures des différents aménageurs qui perturbe la fluidité des déplacements des conducteurs.
Sur la base des retours d’expérience et d’une large réflexion d’un maximum d’acteurs impliqués, l’AFIREV a établi un livret qualité de recommandations s’adressant à tous."
Il est à remarquer qu'à la demande de l'AFIREV, les électromobilistes, par le canal de la Fédération FAUVE ont été associés à la réflexion pilotée par le cabinet Colombus-Consulting qui a précédé leur publication dans le livret.  
Souhaitons que cette heureuse initiative soit rapidement suivie d'effets afin que la disponibilité sur le territoire et la qualité des services de recharge ne constitue plus un frein au développement de l'électromobilité. 
Jean-Claude LE MAIRE
Sur le même sujet voir également l'article de l'AVERE-FRANCE

vendredi 13 mai 2016

Suite à notre pétition le Conseil d'administration de l'AFIREV souhaite établir un dialogue avec les utilisateurs de VE ou leurs représentants.

Voici la réponse à notre pétition transmise par le président de l'AFIREV (Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules).
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Bonjour Monsieur,

Comme annoncé, je réponds à votre pétition suite à la délibération que nous avons eue au dernier conseil d’administration de l’AFIREV.

Celui-ci s’est déclaré très sensible à votre manifeste qui confirme l’attente des utilisateurs pour l’interopérabilité des services de recharge. 

Nous n’avons pas dans nos statuts de possibilité d’adhésion de particuliers ou de groupements de particuliers. Mais le CA considère important que le dialogue ait lieu. Nous sommes donc convenus d’organiser d’ici la fin de cette année une réunion d’utilisateurs, ou de leurs représentants, à cet effet. Je reviendrai vers vous lorsque nous en aurons fixé la date et le lieu.

Sur le fond de votre interpellation, je vous confirme que l’AFIREV a bien pour objectif de créer les conditions permettant l’interopérabilité pour l’itinérance. Il s’agit d’abord d’un travail technique pour faire en sorte qu’un client d’un opérateur se présentant pour se recharger sur une borne d’un autre opérateur puisse enclencher la transaction entre ceux-ci lui permettant de se recharger. A cet effet, nous mettons en place un dispositif d’attribution d’identifiants qui doivent être uniques pour chaque point de charge et pour chaque contrat client (cet identifiant ne dévoilant en rien l’identité de ce client ni aucune donnée personnelle). Nous travaillons également à la compatibilité des supports de contrats (badges, applications smartphones etc.) utilisables devant les bornes, et aux moyens pour les opérateurs de s’échanger les données requises pour réaliser les transactions, incluant ces identifiants. 
Il s’agit ensuite d’un travail organisationnel et juridique pour que les opérateurs puissent nouer facilement et rapidement des accords d’itinérance entre eux (fixant notamment les conditions tarifaires et de paiement).

Tout ceci fait l’objet d’une coordination européenne pour que l’itinérance soit sans frontière et demande au total plus de temps que l’on pourrait souhaiter. Nous pensons cependant que les premières réalisations de transactions en itinérance pourront avoir lieu dès cette année.

Cependant, l’association ne se substitue en rien aux opérateurs qui décident des services qu’ils proposent à leurs clients. Pour que l’itinérance entre opérateurs ait lieu, il faut, en plus des conditions techniques et organisationnelles, que les opérateurs le décident entre eux.

Je pense que nous partageons tous la volonté de voir réussir le développement du véhicule électrique sous toutes ses formes, et la conviction qu’il sera possible que tous les utilisateurs actuels de véhicules thermiques les utilisent grâce à la mise en place de services innovants de toutes sortes, reposant spécialement sur l’interopérabilité pour l’itinérance.

Recevez, cher Monsieur, mes cordiales salutations.



Gilles BERNARD
Président de l’Afirev
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"Le VE je le veux" propose aux responsables de groupes et collectifs d'utilisateurs de VE de préparer cette future réunion en nous transmettant leurs coordonnées mail  afin d'organiser les échanges préparatoires . 
Merci de faire circuler l'information. 


mardi 1 mars 2022

L'observatoire de la qualité des recharges identifie des dysfonctionnements persistants qui impactent l’expérience utilisateur.

Cliquer pour accéder au rapport complet
Pour la deuxième année, l'observatoire AFIREV de la qualité des services de recharge électrique accessible au public publie ses résultats et mobilise les acteurs concernés pour remédier aux insuffisances.

Cet observatoire examine l’expérience vécue par les conducteurs de véhicules électriques en utilisant plusieurs canaux d’observation : les données techniques remontées par des opérateurs de réseaux et de services de recharge, une enquête de satisfaction des utilisateurs et leurs commentaires postés sur les réseaux sociaux.  Nouveautés de cette édition de l'année 2021 : une analyse plus systématique à la maille des régions, et un « score qualité » agrégeant quelques indicateurs clefs pour établir une note globale visualisant mieux l'évolution de la situation.

Les résultats confirment ceux de 2020 avec les mêmes points d'attention. En effet, 6,3% des points de recharge restent indisponibles plus de 7 jours consécutifs et 27% des points de recharge ne sont pas disponibles 99% du temps. De plus, de nombreux dysfonctionnement sont notables, avec 80% des utilisateurs qui ont déjà fait face à une connexion impossible, un arrêt soudain de la recharge en cours de session, ou un câble bloqué. Bien que les utilisateurs restent à 82% satisfaits des différentes infrastructures de recharge accessibles au public, ces chiffres, stables par rapport à l’édition précédente, confirment les problèmes de disponibilité et de fiabilité des installations de recharge.

Une baisse de la satisfaction concernant la tarification se dessine aussi, avec des tarifs qui sont considérés comme moins clairs et moins transparents par les utilisateurs.

De nouvelles analyses ont montré que les conducteurs de véhicules 100% électriques sont de manière générale moins satisfaits que les utilisateurs de véhicules hybrides rechargeables, tout comme les conducteurs confirmés, dont la satisfaction est plus faible que celle des nouveaux utilisateurs.

L’étude réalisée pour cet observatoire conduit spécialement aux 4 recommandations suivantes :

        La maintenance opérationnelle des installations doit être renforcée et mieux associée à leur exploitation.

        L'information des utilisateurs sur les caractéristiques et la disponibilité des points de recharge, et le déroulement des recharges elles-mêmes, doit être mieux assurée par la communication des données adéquates entre les opérateurs.

        L'expérience pratique de la recharge électrique doit être plus homogène entre les différents réseaux pour que les utilisateurs s'y retrouvent plus facilement. En particulier, la structure des tarifs de recharge doit être commune et les informations permettre aux utilisateurs d'évaluer à l'avance le prix d'une recharge et de comprendre a posteriori le prix payé.

        Enfin il faut développer la compréhension par les utilisateurs des spécificités de leur véhicule électrique et celles des infrastructures de recharge, ainsi que l'adéquation entre l'un et l'autre.

      Notons qu'en 2022, l’obligation de publication des résultats de qualité de service des réseaux de recharge et des services de mobilité, conformément au décret n°2021-546 du 4 mai 2021, apportera de la transparence et contribuera à rendre plus précis l’observatoire AFIREV.

 

À PROPOS DE L’AFIREV

L’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules (AFIREV), a été créée à l'incitation du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique lors du Mondial de l’Automobile de Paris en octobre 2014 et officialisée en mars 2015 par des acteurs majeurs de la mobilité électrique. Son objet est de fédérer les initiatives qui concourent au déploiement de l'itinérance de la recharge en France, pour en créer et maintenir les éléments communs entre ses acteurs, en représenter les intérêts auprès des autorités réglementaires, et assurer la compatibilité internationale des solutions.

LIENS UTILES

https://www.observatoire-recharge-afirev.fr

Le site web de l’observatoire permet d’accéder au rapport complet et à des tableaux interactifs présentant l’ensemble des indicateurs produits. 

LES FOURNISSEURS DE DONNEES

Nous remercions les aménageurs qui ont, encore cette année, répondu présent pour partager leurs données et nous permettre de les analyser. 

vendredi 24 février 2017

Electromobilistes, l'AFIREV nous invite à coopérer.

Suite à nos différents échanges et à la pétition en faveur d'une réelle interopérabilite, comme il s'y était engagé, M. Gilles BERNARD président de l' ASSOCIATION FRANÇAISE POUR L’ITINÉRANCE DE LA RECHARGE ÉLECTRIQUE DES VÉHICULES (AFIREV) m'a convié à son conseil d'administration.
A l'ordre du jour,  le projet GREENFEED et l’étude lancée par l’AFIREV sur les supports futurs des contrats d’utilisateurs.
Autour de la table, autour du Président G. BERNARD et du Préfet F. VUIBERT (chef de projet du Plan industriel « Bornes électriques de recharge )les représentants des membres titulaires  de l'association: 
En introduction de la séance, M. Bernard rappelle que l'AFIREV, lieu de coopération entre les acteurs de la mobilité électrique, souhaite voir réussir "les trois enjeux essentiels de l’interopérabilité pour l’itinérance des services de recharges :
  • La multiplication en grand nombre des utilisateurs de véhicules électriques, faisant passer ceux-ci des précurseurs militants actuels à la masse des conducteurs, massification qu’il faut à la fois favoriser et maîtriser. Favoriser en libérant les conducteurs du souci de la recharge de leur véhicule pour mieux les convaincre, grâce à des services qui les accompagnent dans leurs déplacements. Maîtriser en renforçant la robustesse des services opérés en proportion de cette massification des usages.
  • L’ouverture des fonctions d’itinérance à un marché ouvert de services de mobilité électrique, qui ne soit pas réservé à des accords spécifiques entre opérateurs, et à coût minimum. Il convient d’éviter la situation actuelle de la téléphonie mobile dont le coût de roaming constaté à l’échelle Européenne est trop élevé, par une organisation optimale conçue dès le début du développement de ce nouveau marché de l’électro-mobilité.
  • La sécurisation des services inter-opérés pour l’itinérance, afin d’assurer le haut niveau de fiabilité nécessaires aux utilisateurs, et la sécurité des transactions : prévention des fraudes, sécurité des données personnelles, cyber-sécurité."

Le projet GREENFEED

M.Bernard passe la parole à M. Stéphane Maynard de BENOMAD responsable du programme GREENFEED chargé de développer un ensemble de solutions logicielles et matérielles interopérables pour la recharge des VE. Voir la présentation en cliquant sur le lein ci dessous.

Cliquer sur l'image pour accéder à la plaquette de présentation.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de GreenFeed, reprenons le scénario simple illustré par l’animation ci-dessus.
  1. M. Dupont utilise l’application GreenFeed afin de planifier un trajet d’un point A à un point B. Il peut pour cela :
    • utiliser l’application intégrée dans le système embarqué et connecté de son véhicule, qui a accès à toutes ses caractéristiques techniques (niveau de charge actuel de la batterie, puissance de la batterie, connecteurs compatibles, etc.),
    • ou bien utiliser son smartphone ; il doit alors renseigner manuellement ces paramètres, mais peut enregistrer des « profils de véhicules favoris ».
  2. L’application GreenFeed lui permet de déterminer le meilleur itinéraire. Plusieurs critères sont possibles pour établir un meilleur itinéraire : la durée de trajet et la distance sont des critères classiques disponibles dans tous les calculateurs d’itinéraires actuels. Le projet GreenFeed va plus loin en permettant à l’utilisateur d’optimiser la consommation énergétique de son véhicule.
    Pour cela, de nouveaux algorithmes vont être développés, qui prendront en compte la topographie du terrain, et intégreront des modèles physiques de consommation énergétique.
  3. Selon le critère d’optimisation retenu, et donc l’itinéraire choisi, l’application GreenFeed détermine la consommation énergétique du véhicule, d’après la longueur de l’itinéraire et la topographie du terrain. Ainsi, à partir du niveau de charge de la batterie au départ et des caractéristiques du véhicule, elle peut déterminer si une recharge sera nécessaire pendant le trajet ou non.
    Encore plus fort : connaissant l’Opérateur d’Electro-Mobilité de M. Dupont, l’application GreenFeed détermine, via l’annuaire Girève, toutes les bornes de recharge auxquelles il a accès (grâce aux accords entre Opérateurs d’Electro-Mobilité et Opérateurs de Recharge), et calcule le moment optimal pour effectuer la recharge !
  4. Mais l’intérêt de l’application GreenFeed ne s’arrête pas là, puisqu’en seulement quelques clics, M. Dupont peut réserver une borne pour la durée de son choix !
    Plus tard, lorsqu’il se présentera à l’entrée de la station de recharge, son véhicule sera immédiatement reconnu, grâce à un dispositif utilisant les dernières technologies de communication entre véhicules électriques et bornes de recharge. Un témoin lumineux lui indiquera alors la borne réservée.
  5. Bien entendu, M. Dupont aura toujours la possibilité de recharger son véhicule même sans réservation préalable, grâce au badge que lui a remis son Opérateur d’Electro-Mobilité et aux lecteurs RFID / NFC qui équipent les stations de recharge.
  6. Avec ou sans réservation, le montant de la transaction est automatiquement transmis par l’Opérateur de Recharge à l’Opérateur d’Electro-Mobilité. Ce dernier délivre ensuite, chaque mois, une facture à M. Dupont.

"L’ambition du projet GREENFEED, en lien et en cohérence avec l’interopérabilité portée par GIREVE, est de créer une filière industrielle de production de solutions d’interface adressant le marché français, mais aussi européen, des opérateurs et des équipementiers, pour faciliter le développement des services d’électromobilité de toutes natures. On peut évoquer à titre d’exemple la possibilité de multiplier des solutions d’autopartage utilisant des bornes de recharges diverses sur un même territoire. Il n’existe pas actuellement de projet de filière de ce type en France et sa valeur essentielle sera de permettre la diffusion rapide des standards chez tous les opérateurs, à un coût performant. 
Les principales difficultés à surmonter concernent la diversité des acteurs et équipements à interfacer, et la nécessité de s’articuler avec les travaux de normalisation internationale, pour que cette filière s’inscrive dans la convergence européenne."


L’étude lancée par l’AFIREV sur les supports futurs des contrats d’utilisateurs.

L'intervenant suivant, Jean Philippe Amiel de NEXTENDIS nous présente son analyse sur les problématiques liées au contrat entre l'électromobiliste et son opérateur de mobilité pontées par l'AFIREV:
Le support de contrat actuellement utilisé dans la quasi-totalité des cas par les opérateurs de mobilité est le badge type« Mifare ». Ce badge comporte un identifiant enregistré par le fabricant du badge et lisible par tout lecteur de badges compatible « Mifare ».
L’opérateur de mobilité enregistre dans son système de gestion clients la correspondance entre cet identifiant et les paramètres du client auquel il a remis le badge.
L’opérateur de recharge qui lit l’identifiant porté par le badge, via le lecteur sur la borne de recharge, doit alors disposer de la correspondance entre cet identifiant et l’opérateur de mobilité qui l’a émis pour pouvoir faire jouer l’itinérance de la recharge.
Cette solution présente plusieurs inconvénients en termes d’ouverture à la multiplicité des opérateurs et de sécurité des transactions, qui iront croissant avec le nombre et la diversité des contrats et des opérateurs. 
En outre, d’autres solutions vont émerger reposant sur d’autres dispositifs NFC (notamment les badges de transports en commun et d’autres services publics), des applications sur smartphones NFC ou non, et d’autres modalités de communication entre l’utilisateur, ou son véhicule, et la borne de recharge.
L’AFIREV a donc considéré nécessaire de mettre en chantier l’étude exhaustive des supports envisageables pour assurer leur intégration dans l’organisation de l’itinérance des recharges dans des conditions sûres et économiques.

La synthèse de cette présentation faisair ressortir les points suivants :
  • 1- Les supports actuellement les plus répandu sont les badges de type A, très économiques à éditer mais limités au regard des risques d'erreur et de fraude.
Proposition 👉 Passer aux badges de type B , comportant deux clés au lieu d'une, en y associant une identification pouvant être émulée par smartphone.
  • 2- Les applications smartphones qui se développent en utilisant un moyen de repérage de la borne (lecteur de QR code, lecteur optique de l'ID ...) doivent s'assurer impérativement que chaque client correspond bien à un identifiant de contrat. 
Problème 👉 ces solutions ne sont exploitables que lorsque la borne ou la station de recharge sont biens couverts par une liaison GSM fiable.
  • 3- Communication directe entre le VE et la borne par fil ou par WIFI avec processus d'authentification qui peut être complétée par une identification avec carte RFID comme au 2.
  • 4- Concernant les Cartes mutiservices ou émises par les collectivités, généralement de type Bil est impossible d'envisager leur utilisation  car elles nécessitent des lecteurs compatibles et surtout elles exigent un compte spécifique chez chaque prestataire de service ce qui est incompatible avec la notion d'interopérabilité. 

Mes observations :  
  • L'offre de service de GREENFEED me paraît très intéressante dans la perspective de longs déplacements en VE. En effet compte tenu de l'augmentation des capacités des batteries, la possibilité de réserver par exemple 1/4 heure de charge rapide par "biberonnage" sur plusieurs points  du trajet apportera une souplesse dans la gestion de l'autonomie et la réguation de l'accès aux bornes. Ne plus vouloir absolument remplir sa batterie en une charge avant de poursuivre sa route, soulagera la gestion et l'occupation des places de recharge. 
  • Au sujet des précautions envisagées lors des recharges sur les bornes, essentiellement  concues pour éviter la fraude, elles doivent entraver le moins possible l'itinérance et l'interopérabilité totale tant attendues par les électromobilistes. Empiler des contraintes pourrait avoir pour effet de décourager les hésitants ou de faire fuir les électromobilistes convaincus vers des réseaux concurrents mais captifs comme celui de TESLA et ses superchargeurs
  • Interrogé sur mes suggestions pour favoriser le développement de la mobilité électrique, j'attends davantage de communication positive, il faut multiplier les occasions de faire découvrir et essayer les VE pour "desserrer  les freins dans les têtes", et je constate, hélas, que très peu des responsables et décideurs de ce pays sont montés, ont conduit ou, encore moins, sont utilisateurs réguliers d'un VE.  
  • En me remerciant pour ma participation, le président BERNARD me fait part de son souhait d'avoir une expression des électromobilistes, de leurs remarques et de leurs propositions. Je profite donc de ces lignes pour renouveller à tous ceux qui souhaitent s'associer à la démarche de bien vouloir me transmettre leurs coordonnées à:  levejeveux@gmail.com .
Jean-Claude LE MAIRE

mercredi 9 mars 2016

Vous avez dit : interopérabilité ? itinérance ? Signez et faites signer la pétition.

Signez et faites signer la pétition pour une réelle interopérabilité et itinérance de la mobilité électrique.


Alors que la problématique des différentes connections est en passe d'être réglée par la normalisation imposée par l'Europe avec la prise de type 2, ce sont maintenant les pass d'accès à ces mêmes bornes qui risquent de porter tort au développement du véhicule électrique. 
Au fur et à mesure que se déploient les réseaux de bornes de recharge, nous voyons apparaître de nouveaux badges assurant l'accès aux bornes correspondantes; et autant d'abonnements à souscrire. C'est inacceptable et ceci d'autant plus que les différents opérateurs ont reçu des financements publics pour réaliser chacun des tronçons constitutifs d'un réseau national .  
Nous souhaitons attirer l'attention des responsables sur l'image désastreuse que ces pratiques peuvent engendrer auprès du public et "Le VE je le veux" vous invite à signer la pétition que nous adresserons au Président de l' Association Française pour l’Itinérance des Recharges Électriques de Véhicules (AFIREV) afin qu'il fasse cesser ces pratiques. 
Jean Claude LE MAIRE
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L'AFIREV a été créée en mars 2015 par Bolloré, Bouygues Énergies Services, Cofely Ineo (GDF SUEZ), GIREVE, RENAULT, SODETREL et VINCI Energies, l’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules a pour objectif d'élaborer les modalités du déploiement en France et en Europe de l’itinérance des recharges électriques de véhicules.
Le développement de la mobilité électrique requiert le déploiement d’une infrastructure de recharge dense, maillée et visible sur tout le territoire. Mais le conducteur doit être libéré du souci d’autonomie et de recharge de son véhicule en accédant facilement à tous les points de recharge.
L’itinérance est la faculté du conducteur, titulaire d’un contrat avec un opérateur, d’accéder aux points de recharge d’autres opérateurs suivant les modalités de ce contrat : comme en téléphonie mobile, un abonné d’un seul opérateur utilise de manière transparente des réseaux d’autres opérateurs pour couvrir ses besoins, notamment lorsqu’il voyage à l’étranger.
Pour permettre l’itinérance, les opérateurs doivent être interopérables aux plans technique, économique et juridique. C’est l’objet de l’AFIREV, qui fédère les initiatives à cet effet, en porte les intérêts auprès des autorités règlementaires, et assure la compatibilité internationale des solutions afin que l’itinérance soit transfrontière.
Les opérateurs peuvent alors proposer des services de grande valeur à leurs clients : visualiser tous les points de charge, connaître leur disponibilité, trouver le plus adapté à ses besoins, éventuellement le réserver, et régler le prix de la recharge par son contrat avec l’opérateur qu’il a choisi...
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Rappelons également les règles édictées dans le guide technique

VIII. Itinérance des recharges par l’interopérabilité des services
Chaque station, chaque point de charge a vocation à contribuer à l’édification du réseau national et européen d’infrastructures de recharge. Aussi, et dans le contexte issu de la directive européenne, les projets doivent présenter un niveau d’interopérabilité satisfaisant, en proposant notamment à l’abonné d’un opérateur de recharge ou de mobilité d’utiliser le réseau d’un autre opérateur au fur et à mesure de ses déplacements.
Un système d’itinérance des services (« roaming ») est en développement pour permettre un accès aisé «sans frontière» aux bornes d’accès public. L’Association Française pour l’Itinérance des Recharges Électriques de Véhicules (AFIREV) est en cours de création.
Réunissant les acteurs impliqués dans les infrastructures et services de mobilité électrique, elle vise à établir et gérer les principes et solutions communs pour l’itinérance des recharges et permettre le développement de ce service par l’ensemble des opérateurs. Il s'agit notamment d'éviter au conducteur d’avoir à gérer des contrôles d’accès et des modalités de paiement différents selon les opérateurs et surtout, plus largement, de disposer de services de haute valeur tels que la connaissance en temps réel des points de charge disponibles ainsi que la réservation la plus adéquate pour lui. Ces services doivent libérer le conducteur du souci de gérer l’autonomie de son véhicule et sa recharge et favoriseront une forte croissance des utilisateurs de la mobilité électrique.
Ce système s'inscrit dans un cadre concurrentiel ouvert à tous les opérateurs pour créer des services innovants et performants (forfaits kilométriques, abonnements de recharge, guidage etc.) à partir de deux types de données:
• les données « statiques » regroupant l'identification, les caractéristiques techniques et la localisation des infrastructures. Ces données sont du domaine public et ont vocation à être communiquées, diffusées et publiées librement;
• les données « dynamiques », qui retracent en temps réel la disponibilité de l'infrastructure, les points de charge occupés ou non, la puissance délivrée. Les moyens tant intellectuels que matériels nécessaires au traitement de ces informations justifient une mise en œuvre par des opérateurs industriels, dans un environnement concurrentiel. Dans ce contexte, il est recommandé d’adopter dès à présent les dispositions suivantes pour l’aménagement de l’infrastructure de recharge :
• l'infrastructure de recharge des véhicules électriques (IRVE) doit être exploitée par un opérateur utilisant un système de supervision permettant de suivre l’état des points de charge, de contrôler l'accès au service de recharge, d’enregistrer les demandes et les paramètres essentiels de l’usage du service, dont la puissance et/ou l’énergie délivrée. Une telle supervision permet en outre d’assurer une disponibilité durable du service et de réduire le coût d’exploitation et de maintenance;
• l’IRVE déployée doit donc être communicante (mode filaire ou radio) permettant à chaque point de charge au sein d'une station de charge de communiquer avec ce système de supervision. Le protocole le plus adapté et le plus répandu pour cette communication est OCPP (Open Charge Point Protocol);
• l'IRVE et le système de supervision doivent être robustes à une coupure de la communication entre eux, en assurant en toutes circonstances le service aux usagers;
• l'interface utilisateur permettant l'accès au service délivré par un point de charge doit être ouverte à différents moyens d'authentification et d'interaction avec l'usager et, a Guide technique pour la conception et l’aménagement des IRVE - Décembre 2014 - Page 23 sur 36 minima, permettre l'usage de cartes RFID compatibles avec l'ISO 14443-A de type Mifare (Ultralight, Classic, Desfire, d’autres normes pouvant être prises en compte, telles que Calypso, NFC, EMVCo, à l’initiative de l’aménageur). De plus l’indication d’un numéro d'appel ou d’une adresse URL (avec QR code) doit permettre de joindre l’opérateur par téléphone ou internet via un téléphone mobile.
l’exploitant et son opérateur doivent s'engager à ouvrir l'usage du service de recharge aux personnes dépourvues de liens contractuels avec eux ou leurs éventuels délégataires, y compris celles ayant souscrit un contrat avec d'autres opérateurs, sans exclusive, selon des conditions commerciales et techniques à définir (itinérance de la recharge). A cet effet, l’exploitant et son opérateur doivent s’engager à implémenter les protocoles de communication ouverts permettant l’échange entre opérateurs des données nécessaires à l’interopérabilité du service, directement ou via une plateforme d’interopérabilité multi-opérateurs. Ce type de plateforme doit permettre de traiter de manière neutre et non discriminatoire l'ensemble des opérateurs souhaitant se connecter à ses services, en adoptant notamment une communication transparente auprès de ceux-ci quant aux conditions techniques, contractuelles et financières de connexion à la plateforme. Elle doit agir en tiers de confiance dans les échanges inter-opérateurs.
• Les données de l’IRVE gérées par l’exploitant et son opérateur doivent s’inspirer en structure et en contenu des descripteurs de stations (ou zones) de charge, bornes de charge, points de charge, connecteurs etc.) tels que décrits en Annexe B.1.
• le système de supervision de l’IRVE déployée doit pouvoir communiquer des identifiants tels que décrits en Annexe B.2.1 & B.2.2, pour : ƒ les stations (ou zones) de charge ƒ les points de charge
• si l’exploitant souhaite mettre en place pour ses usagers une offre de services donnant accès à l’IRVE, son système doit pouvoir communiquer des identifiants tels que décrits en Annexe B.2.3 & B.2.4 pour: ƒ les contrats de service donnant accès au service de recharge sur son IRVE ƒ les badges (et tous les dispositifs d’authentification physique utilisables) associés à ces contrats.

mercredi 30 mars 2016

Pétition "Une itinérance réelle pour les conducteurs de V.E." ... suites...

Tout d'abord un grand merci aux 126 signataires de la pétition. Vous trouverez ci-après la réponse du Président de l'AFIREV qui doit soumettre à son prochain conseil d'administration les observations que nous lui avons transmises concernant les "dérives" de certains opérateurs consistant à imposer aux électromobilistes des conditions d'accès à leurs services contraires à l'intérêt général du développement de la mobilité électrique
La réponse positive du Président nous ouvre des portes notre "interpellation constitu(ant) un témoignage de l’attente des utilisateurs et de leurs constats de situations qui ne peut que stimuler nos travaux" . Je lui ai également demandé les conditions de participation des usagers  à leurs travaux, et, il considère que "des échanges avec des représentants des usagers tels que vous sont complètement légitimes. Je vais donc également soulever la question de modalités pour ces échanges."
Dès lors je crois que comme certains d'entre nous l'ont déjà exprimé il serait utile de créer une association ( Promotion Associative du Véhicule Electrique, par exemple ) pour représenter les usagers de la mobilité électrique.  
Qu'en pensez-vous ? 
Jean-Claude LE MAIRE



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Réponse du Président de l'AFIREV

Bonjour Monsieur,

J’ai bien reçu votre courrier. Je vais en saisir notre conseil d’administration dès sa prochaîne réunion mi-avril et je vous ferai part de sa position en retour.

Pour ma part, je considère que votre interpellation constitue un témoignage de l’attente des utilisateurs et de leurs constats de situations qui ne peut que stimuler nos travaux. Notre association est une association d’opérateurs mais des échanges avec des représentants des usagers tels que vous sont complètement légitimes. Je vais donc également soulever la question de modalités pour ces échanges.

Recevez mes sincères et cordiales salutations.

Président de l’Afirev

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Pétition en faveur d’une itinérance réelle pour les conducteurs de véhicules électriques.

Monsieur le Président de l’AFIREV
112 quater rue Marcadet
75018 Paris
Monsieur le Président

Voilà un peu plus d’un an que vous présidez l’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules qui s’est donné pour objectif d'élaborer les modalités du déploiement en France et en Europe de l’itinérance des recharges électriques de véhicules. Utilisateurs de voitures électriques depuis plusieurs années nous nous réjouissions de cette initiative de coordination d’opérateurs affirmant libérer le conducteur du souci d’autonomie et de recharge de son véhicule par un accès facile à tous les points de charge. 
Le constat inquiétant que nous faisons aujourd’hui est que cette itinérance, qui devait permettre à tout électromobiliste détenteur d’un contrat avec un opérateur d’accéder aux points de recharge des autres opérateurs, est entravée au fur et à mesure du déploiement des IRVE. 
Cette situation est devenue intolérable et va à l’encontre des initiatives publiques et privées prises depuis plusieurs mois pour encourager et soutenir le passage au « Zéro émission ».  
En effet les importants investissements : 
  •       Publics, de l’Etat pour l’acquisition de VE, le financement du déploiement des IRVE grâce au relais de L’ADEME et des collectivités locales, 
  •        mais également d’acteurs privés comme NISSAN et ses partenaires AUCHAN, IKEA… pour construire un réseau de recharge rapide, ChargeMap pour la localisation des IRVE …
  •        des citoyens, pionniers de l’électromobilité, qui n’ont pas hésité à investir dans l’achat de voitures électriques pour être acteur de la transition énergétique et du sevrage de la dépendance aux hydrocarbures,
se heurtent de plus en plus à des pratiques absolument contraires au développement de l’interopérabilité et de l’itinérance et portent tort à la pratique et à l’image de la mobilité électrique 
 C’est pourquoi , monsieur le Président, nous vous demandons d’intervenir rapidement pour faire cesser ces pratiques : 
  • contraires aux engagements pris par les opérateurs  
  • très onéreuses pour les conducteurs de véhicules électriques
  • pénalisantes  pour le développement de la mobilité électrique.

Vous voudrez bien également nous préciser les conditions de participation de représentants des usagers dans votre association. 
En vous remerciant de prendre en considération les attentes des électromobilistes et notamment des cosignataires dont vous trouverez la liste jointe.

Jean Claude LE MAIRE

Le VE je le veux
PJ : Liste des pétitionnaires

mardi 14 juillet 2020

La France se met en ordre de marche pour déployer la mobilité électrique nouvelle génération

Les principaux acteurs de la mobilité électrique s’associent pour définir et coordonner le déploiement d’une infrastructure de recharge pour véhicules électriques de nouvelle génération. Elle sera composée de bornes et de systèmes informatiques intégrant la norme ISO 15118. A la clé, une simplification de l’expérience utilisateur, une meilleure gestion de l'énergie et une meilleure garantie d’interopérabilité et de sécurité des systèmes, renforçant la confiance des utilisateurs dans la recharge. Tous les acteurs de la filière seront impliqués : fabricants de véhicules et de bornes, opérateurs d’infrastructure de recharge, fournisseurs de services de mobilité, fournisseurs et distributeurs d’électricité. Le Comité d’initiative à l’origine de cette démarche permettra aux acteurs français de renforcer leur capacité de R&D et d'innovation et de porter la voix de la France sur le plan européen.

Un consortium autour de la recharge nouvelle génération en France 

Par un protocole d’accord signé le 7 juin, l’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules (AFIREV), l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (AVERE), la Plateforme Automobile (PFA) et l’Institut de Transition Energétique VEDECOM se sont réunis au sein d’un Comité d’initiative pour la recharge de nouvelle génération, destiné à mobiliser tout l’écosystème français. Ce consortium devra aussi porter les choix technologiques autour de la norme ISO 15118 au niveau européen, notamment concernant la cybersécurité (PKI). 

« La filière automobile soutient toutes les mesures spécifiques pour déclencher un véritable mouvement d’accélération du déploiement de l’infrastructure de recharge en France, offrir une solution de charge à chaque utilisateur et donner confiance aux futurs acheteurs de véhicules électriques, indique Jean-Luc Brossard, Directeur R&D de la PFA. Ces mesures doivent porter en priorité sur les solutions de charge en voirie, en habitat collectif et sur les grands axes routiers du réseau national. 
Dans le cadre du plan de relance automobile annoncé le 26 mai dernier, la volonté d’accompagner l’ambition d’un million de véhicules électriques ou hybrides rechargeables roulant à l’horizon 2022 se traduit par un premier objectif de 100 000 points de charges publics à fin 2021. L’infrastructure de recharge future se devra d’être homogène, interopérable, intelligente, capable de simplifier l’expérience utilisateur et rendre des services à forte valeur ajoutée. » 

Ce Comité a comme mission de mettre en œuvre des actions collaboratives en deux temps : tout d’abord définir l’architecture de cybersécurité (PKI) adaptée à la nouvelle norme, puis accompagner le déploiement du Plug and Charge (PnC) et de la recharge intelligente, dite « Smart Charging ». 

Gilles Bernard, Président de l’AFIREV, précise : « Il est aujourd’hui vital de nous coordonner pour passer à cette nouvelle étape du déploiement des infrastructures de recharge et porter une voix commune en Europe. Un premier groupe d’une quinzaine d’acteurs sera mobilisé dès 2020 et renforcé en 2021-22 avec l’ensemble des acteurs de la filière ». 

Le Comité a mandaté VEDECOM, en qualité d’institut de recherche déjà très impliqué dans les travaux sur la recharge du futur, d’un point technologique et économique, pour coordonner et mettre en œuvre ces actions. 

Déployer une infrastructure de recharge intelligente et interopérable 


Pour la France, l’ambition du Comité est de créer les conditions du déploiement de nouveaux services énergétiques, en faisant en sorte que toute nouvelle borne à courant alternatif (AC) et à courant continu (DC) installée en France puisse être compatible ISO 15118 de manière interopérable et que les opérateurs d’infrastructure de recharge et de services de mobilité électrique – Charge Point Operator (CPO) et Electric Mobility Service Providers (eMSP) - puissent fournir des services Plug and Charge (PnC) et Smart Charging

Pour y parvenir, ce projet précisera les modalités techniques à respecter pour le déploiement du PnC et du Smart Charging en se basant sur les standards internationaux. 3 

Selon Joseph Beretta, Président de l’AVERE, « l’écosystème de la mobilité électrique arrive aujourd’hui à une étape importante de son développement. Pour atteindre la maturité, ce marché doit pouvoir déployer de nouveaux services de recharge qui améliorent et simplifient l’expérience utilisateur tout en renforçant l’intégration de la mobilité électrique dans le système électrique. 
Ces évolutions majeures nécessitent le déploiement de politiques publiques cohérentes intégrant des programmes d’accompagnement. » 

Outre le fait d’enrichir considérablement la communication entre un véhicule électrique et une infrastructure de recharge, la norme ISO 15118 permet en effet d’apporter de nouveaux services aux conducteurs : 
  • le Plug and Charge (PnC) pour identifier automatiquement le contrat de services de l’utilisateur par simple branchement du câble de recharge entre le véhicule et la borne, avec un haut niveau de sécurité informatique et une expérience utilisateur simplifiée;
  • la gestion intelligente de la recharge (Smart Charging) qui permet de programmer un planning de recharge, négocié entre la borne et le véhicule et optimisé selon leurs contraintes techniques, les besoins et exigences du conducteur, les contraintes tarifaires et les contraintes électriques des réseaux ; 

Un nouveau protocole, simple, innovant et sécurisé, porteur d’innovations futures

Aujourd’hui, il faut généralement un badge pour se recharger. Demain, quel que soit le véhicule, l’opérateur d’infrastructure de recharge ou le fournisseur d’électricité, la recharge intelligente se passera de ce badge pour s’opérer de façon rapide, fluide et sécurisée. 



Pour Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, « nous sommes prêts : le processus de communication borne-véhicule selon la norme ISO 15118 fonctionne et fait consensus auprès de la plupart de nos partenaires européens. La nouvelle génération d’infrastructure de recharge porte des enjeux importants d’authentification, de sécurité, de confiance, mais aussi de déploiement et d’interopérabilité. Nous allons adresser ces enjeux de façon incrémentale, en nous appuyant sur le réseau existant. Reste à définir et promouvoir ensemble la meilleure architecture PKI. Sur cette nouvelle base et dans un second temps, nous pourrons apporter de l’innovation disruptive », ajoute-t-il. 


En effet, le second objectif du Comité d’initiative pour la recharge nouvelle génération est de faciliter le déploiement futur de cas d’usage émergeants, notamment : 
  • la bidirectionnalité de la recharge qui permet de négocier et d’optimiser, via l’infrastructure de recharge, la réinjection d’électricité stockée dans la batterie du véhicule à la maison (vehicle-to-home), au bâtiment (vehicle-to-building) ou au réseau (vehicle-to-grid)
  • la recharge sans manipulation de câble (recharge inductive ou automatisée).

À PROPOS DE L’AFIREV L’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules (AFIREV), a été créée à l’initiative du Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique lors du Mondial de l’Automobile de Paris en octobre 2014 et officialisée en mars 2015 par 7 acteurs majeurs de la mobilité électrique : Bolloré BS, Bouygues Énergies Services, Engie Ineo, Gireve, Renault, Izivia (Groupe EDF), Vinci Energies. D’autres nouveaux membres se sont joints à eux à ce jour. Son objet est de fédérer les initiatives qui concourent au déploiement de l’interopérabilité et de la qualité des services de recharge et de mobilité électrique en France pour en créer et maintenir les éléments communs entre ses acteurs, en représenter les intérêts auprès des autorités réglementaires, assurer la compatibilité internationale des solutions, et défendre le point de vue français vis-à-vis des initiatives et instances européennes de même nature. 

À PROPOS DE L’AVERE L’AVERE France est l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique. Avec près de 200 adhérents, elle représente l’ensemble de l’écosystème de la mobilité électrique (constructeurs, distributeurs, chargés de maintenance, équipementiers, énergéticiens, organismes institutionnels, utilisateurs de VE, collectivités territoriales, banque...). Ses missions sont de fédérer la filière mobilité électrique, représenter ses acteurs auprès des pouvoirs publics, favoriser et promouvoir l'acquisition et l'utilisation des véhicules électriques et hybrides, stimuler et accompagner le déploiement de la mobilité électrique auprès des collectivités locales et des entreprises, et informer le grand public grâce au site internet Je-roule-en-electrique.fr Elle a des actions de veille et lobbying, communication (site internet, animation des réseaux sociaux, relations presse), évènementiel (organisation de petits déjeuners thématiques, congrès, conférences, journéesexpositions régionales), participation à des salons professionnels, animation de groupes de travail et structuration d'un réseau d'associations régionales. 

À PROPOS DE LA PFA – Filière Automobile et Mobilité La Plateforme automobile (PFA) rassemble la filière automobile en France. Elle définit et met en œuvre, au nom de l’ensemble des partenaires (constructeurs, équipementiers, sous-traitants et acteurs de la mobilité), la stratégie de la filière en matière d’innovation, de compétitivité, d’emploi et compétences. Elle porte la voix et l’expression des positions communes de la filière. Elle est, par ailleurs, le maître d’ouvrage du Mondial de l’Auto. Sa gouvernance s’appuie sur un Conseil des présidents constitué d’un collège des constructeurs français (PSA, RENAULT, CCFA), et d’un collège équipementiers et sous-traitants (FAURECIA, MICHELIN, PLASTIC OMNIUM, VALEO, FIEV, Fédérations métiers : FFC, FIM, GPA, SNCP). La PFA représente les 4000 entreprises du secteur automobile qui maillent l’ensemble du territoire et s’appuie notamment sur le réseau des associations régionales de l’industrie automobile (ARIA) et des pôles de compétitivité. 

À PROPOS DE VEDECOM L'Institut pour la Transition Energétique (ITE) VEDECOM est une fondation partenariale publique-privée dédiée aux mobilités innovantes et durables, c’est-à-dire plus écologiques, plus autonomes et mieux partagées. Il est missionné par l’Etat pour soutenir l’innovation technologique et les filières industrielles françaises engagées dans les mobilités du futur. Fondé sur une collaboration inédite entre 58 acteurs, il rassemble établissements académiques, collectivités territoriales et différents acteurs privés impactés par l’évolution des mobilités : automobile, transport public et mobilité, logistique, infrastructures de la route, télécommunications, énergie, aéronautique et défense, services numériques et simulation, assurance. Ce rôle central de tiers de confiance permet à ses membres d’accélérer ensemble l’innovation et le déploiement de nouvelles solutions. A travers ses trois axes de R&D multidisciplinaire, l’électrification, le véhicule autonome et connecté et les nouvelles solutions de mobilité et d’énergie, VEDECOM apporte une vision systémique du véhicule, de son environnement et du déploiement des nouvelles mobilités. Créé en 2014 dans le cadre du Programme Investir l’Avenir (PIA), l’Institut contribue au « Plan Véhicule Autonome » de la Nouvelle France Industrielle (NFI).