dimanche 19 juin 2016

Le virage électrique du PDG de Volkswagen : "l’Europe doit montrer la voie en matière de mobilité électrique"


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Le Groupe Volkswagen souhaite que les entreprises industrielles et les décideurs politiques coopèrent plus étroitement sur l’avenir de la mobilité dans l’Union Européenne. « L’Europe doit prendre le leadership technologique dans les secteurs d’avenir de l’industrie automobile et coopérer avec les décideurs politiques afin de mettre en place les conditions cadres nécessaires », a expliqué Matthias Müller, Président du Directoire du Groupe, lors de la traditionnelle réception du nouvel an organisée par l’entreprise à Bruxelles.
Qu’il s’agisse de digitalisation, de conduite autonome ou de mobilité électrique, l’Europe doit montrer la voie « en termes d’infrastructures et de cadre législatif adapté », a expliqué Matthias Müller aux nombreux invités d’honneur et aux parlementaires de l’Union Européenne. « Nous ne devons pas laisser cet enjeu à la Silicon Valley. »
Le Groupe Volkswagen souhaite que les décideurs politiques et l’industrie automobile coopèrent plus étroitement dans le domaine de la transformation digitale et de la mobilité électrique. « Les efforts mis en oeuvre par notre industrie seule ne suffiront pas. Nous devons travailler ensemble pour faire en sorte que l’Europe reste innovante et compétitive en tant que pôle industriel dans un monde en perpétuelle évolution, a insisté Matthias Müller. Une véritable percée pour la mobilité électrique ne sera atteinte que si les politiques, la société et les autorités travaillent ensemble de manière plus étroite. Il a mentionné le manque d’infrastructures pour exemple : l’Europe a désespérément besoin d’un vaste réseau de bornes de recharge rapide de 150 kW. La confiance des clients dans l’électromobilité n’augmentera qu’en présence « d’infrastructures visibles et opérationnelles », a déclaré Müller convaincu.
Le Président du Directoire a promis que Volkswagen se concentrerait « plus que jamais » sur le développement durable, et que cela inclurait les produits, la stratégie et la direction de l’entreprise. Il présentera, cet été, la nouvelle Stratégie 2025 du Groupe. Les marques de l’entreprise vont notamment lancer une vingtaine de modèles électriques ou hybrides rechargeables d’ici à 2020, a annoncé le Président du Directoire.
Mathias Müller est ensuite revenu sur la question des émissions de ces dernières semaines. « Nous utilisons la crise actuelle pour réaligner fondamentalement la structure du Groupe, a-t-il expliqué aux parlementaires européens réunis à Bruxelles. Je crois fortement que nous avons maintenant la chance de construire un Volkswagen nouveau et meilleur ».
Le Président du Directoire a insisté sur le fait que le plus grand constructeur automobile européen ferait dorénavant vérifier et certifier les taux d’émissions de ses véhicules par des inspecteurs indépendants et extérieurs. Les véhicules de la société seront également testés de manière aléatoire en conditions de conduite réelles. « Nous espérons que cela nous aidera à regagner la confiance des clients », a-t-il expliqué.
« Les écarts constatés dans l’ensemble de l’industrie entre les résultats des tests officiels et les valeurs de consommation réelles ne sont plus acceptés et acceptables, a-t-il ajouté. Nous devons repartir sur de nouvelles bases. »
Le Président du Directoire a indiqué que les solutions techniques avaient été approuvées pour les 8,5 millions de véhicules concernés dans l’Union Européenne. Les modifications débuteront cette semaine. « Les clients peuvent compter sur Volkswagen, a insisté Mathias Müller à Bruxelles. Nous gérerons le rappel de la manière la plus pratique et conviviale pour tous. »
Le Groupe Volkswagen comprend 12 marques provenant de sept pays européens. Volkswagen emploie plus de 440 000 salariés dans 72 sites en Europe. Le Groupe est le plus grand investisseur industriel dans de nombreux pays de l’Union Européenne. Mathias Müller a insisté sur le fait que Volkswagen reste fidèle à l’Europe en tant que lieu de développement et de production. « Volkswagen croit en l’Europe, a-t-il expliqué. Je considère qu’il est de notre devoir et du mien de faire en sorte que l’Europe puisse à nouveau faire confiance à Volkswagen. »

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