lundi 27 juin 2016

"Parmi toutes les motorisations existantes, l’électrique conjugue toutes les qualités aux yeux des Français..." Mais !

Selon la 7ème édition de l’étude barométrique Aramisauto.com « Les Français et l’automobile » commanditée auprès de l’institut TNS Sofres, "Parmi toutes les motorisations existantes, l’électrique conjugue toutes les qualités aux yeux des Français..."

Extraits de l'étude : 
  • Parmi toutes les motorisations existantes, l’électrique conjugue toutes les qualités aux yeux des Français hormis celle de la performance restant l’attribut des motorisations thermiques (essence et diesel).
  • Ils estiment que dans vingt ans, 32% des automobilistes rouleront en électrique et 40% dans un véhicule hybride.
  • Les Français considèrent ces nouvelles motorisations comme un gage de respect de l’environnement (notamment avec l’électrique, 68%). 
  • Elles sont aussi associées à la notion de confort de conduite (59% pour l’électrique
  • Et sont perçues comme très innovantes technologiquement (52% pour l’électrique et 45% pour l’hybride).
"Montée des préoccupations environnementales, COP 21, restriction de la circulation dans les grandes métropoles pour certaines motorisations, sans même parler de la récente pénurie de carburant, les automobilistes s’intéressent de plus en plus aux motorisations de demain."

Pour 43% des Français, la principale motivation pour changer de motorisation réside dans le souhait de moins polluer (56% d’entre eux) et de diminuer les coûts d’utilisation (34%).
  • Pour les possesseurs d’un véhicule essence (35% du parc automobile en 2015) : 44% envisagent de changer de motorisation. Parmi eux : 19% souhaitent acheter un véhicule hybride, 18% un diesel et 5% un électrique.
  • Pour les possesseurs d’un véhicule diesel (63% du parc automobile en 2015) : 43% envisagent de changer de motorisation. Parmi eux : 21% souhaitent acheter un véhicule hybride, 16% un essence, 5% un électrique.
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Notre commentaire: Cette intéressante enquête vient souligner une fois de plus le déficit d'information relative au véhicule 100 % électrique, car, bien qu'ayant un à priori très positif sur les qualités du VE, les automobilistes interrogés en sous-estiment ses performances qui pourtant répondent largement à l'utilisation quotidienne qu'ils en font . 

A savoir:
En termes de "performances" :
  • l’autonomie actuelle des batteries ( permettant de 150 à 250 km ) répond, et de loin, aux besoins d'utilisation moyenne de la voiture. 
  • le déploiement en cours des bornes de recharge sur notre territoire en double facilement la capacité.
  • 90 % de l'énergie embarquée est restituée aux roues de la voiture - contre 25 % pour les thermiques - faisant de la voiture 100% électrique la plus économe en énergie
  • le couple délivré par le moteur électrique accroît la sécurité de conduite en fournissant, en continu, au véhicule des accélérations bien supérieures à celles de thermiques de puissance fiscale équivalente. 
  • le moteur électrique ne cale pas et élimine les inconvénients liés aux démarrages en côte.  
En termes de coût d'utilisation :
  • la voiture 100 % électrique en usage quotidien ne consomme en moyenne que 12 à 18 kWh / 100 km (soit 1,8 à 2,7 € au 100 km) .
  • l'entretien courant est "débarrassé" des contraintes liées aux moteurs thermiques : vidanges, graissages, carburation et s'en trouve d'autant diminué. 
  • l'usure des freins est diminuée par l'utilisation systématique du frein moteur qui, "cerise sur le gâteau", régénère de l'électricité pour la recharge de la batterie. 
Enfin , les millions d'euros investis dans une communication pro-hydrocarbures contribue certainement à exacerber les réticences au passage au 100 % électrique. 
 Pour "Le VE je le veux" il est utile de rappeler que les hybrides ( à l'exception de ceux qui utilisent l'électricité fournie par une pile à combustible) demeurent des véhicules thermiques à hydrocarbures sur lesquels on greffe une batterie et un moteur électrique qui ne sont finalement utilisés que dans les zones urbaines où le VE serait plus performant.
Leur contribution à une réelle transition énergétique décarbonée nous paraît très contestable mais peut également s'expliquer par la volonté des pétroliers, constructeurs et équipementiers d'exploiter le plus longtemps possible leur filon, avec le soutien de leurs lobbies.  
Quant aux détracteurs du VE,  en qui ils voient un suppôt de l'énergie nucléaire, nous les renvoyons vers les nombreux articles qui montrent que le développement du VE accompagne le recours aux énergies renouvelables pour la recharge des batteries ( hydroélectrique, photovoltaïque ...) .

Jean-Claude LE MAIRE
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