vendredi 5 septembre 2014

" La production de 20 m² de panneaux solaires permet à une voiture électrique de rouler 20.000 km par an" : L.Courtois.

Photos L.Courtois
La Promotion Associative du Véhicule Electrique souhaite aujourd’hui mettre en exergue la démarche de Ludovic Courtois utilisateur d’une NISSAN LEAF ayant équipé son domicile de panneaux voltaïques lui assurant une grande autonomie bien qu’habitant dans le nord de la France.

PAVE : Depuis quand êtes vous passé du thermique à l’électrique ?
Ludovic Courtois : Je suis passé à l’électrique en mars 2014 après un essai de la LEAF. J’ai aussi converti mon beau frère, au passage.


P: Quelles étaient alors vos motivations et vos freins
LC: Ma motivation essentiellement écologique et le premier frein l’autonomie. J’aurais préféré une voiture hybride rechargeable, mais trop chère. J’ai donc conservé une thermique en plus de la LEAF.

P: Les réactions autour de vous
LC:  “C’est bien mais trop cher et pas adapté à mon usage”

PAVE : Quel usage faites vous de la Nissan LEAF au quotidien ?
LC:  Mon usage quotidien de la LEAF: aller retour au bureau, plus visite de clients (je suis travailleur indépendant et installateur de panneaux solaires avec www.heliome-solaire.fr).

P: Pouvez vous préciser les points positifs, les points négatifs et votre ressenti consécutifs à ce choix et à l’autonomie de la LEAF ?
LC: 
Points positifs: l'agrément de conduite
Points négatifs: l’autonomie (surtout avec le réseau de bornes actuelles)
Je suis également déçu de la politique Nissan qui fait beaucoup d’effet d’annonce sur les bornes mais dont les concessions sont peu équipées, avec un accès limité sur des règles liées au fonctionnement des concessions.
Je m’attendais à un choix national de la marque pour toutes les concessions: par exemple des bornes rapides dans toutes les concessions accessibles à toute heure à tous les utilisateurs de LEAF gratuitement ou à coût réduit, et au prix fort pour les autres VE.
Tesla de ce côté a un discours bien plus clair.

PA:Comment rechargez vous votre LEAF et quels sont vos souhaits ?
LC:  Je me charge uniquement chez moi avec le CRO et sur borne rapide.
Les bornes publiques lentes ne présentent aucun intérêt à mon sens.
Je suis d’ailleurs favorable aux recharges payantes, avec moyen de paiement simple (carte bleue par exemple). On n’imagine pas avoir besoin d’avoir un compte chez un pétrolier pour pouvoir payer son plein. Pourquoi serait ce le cas en VE ?

P: Le passage à la voiture électrique a-t-il induit des changements dans votre style de conduite ?

LC:  La conduite électrique est plus cool. On cherche vraiment à optimiser l’autonomie. Pour ma part je ne baisse pas trop ma vitesse moyenne par rapport à une thermique, mais je lisse la vitesse: accélération lente, anticipation au freinage, pour dégager le moins d’énergie possible en chaleur dans les plaquettes de freins !

P: A quelqu’un qui hésite à faire le pas que lui suggéreriez vous ?
LC: Beaucoup de monde hésite à passer à la voiture électrique à cause des 2% de trajets qu’ils font au-delà de l’autonomie des VE. De ce point de vue des bornes rapides en nombre serait libérateur du marché !


P: L'autonomie électrique de votre habitation est elle atteinte avec votre installation photovoltaïque ? Couvre-t-elle également la recharge de la LEAF ?

LC:  L’installation photovoltaïque de la maison est dimensionnée pour palier aux besoins de l’hiver. La production solaire étant 3 à 4 fois supérieur l’été, je disposais d’un excédent d’énergie qui ne serait pas exploité. J’avais estimé cet excédent à une quantité d’énergie permettant de parcourir 10.000km / an. Le VE consommera cet excédent d’avril à septembre. L’hiver je ne pourrai pas recharger complètement le VE à la maison. J’ai un bureau en ville raccordé au réseau qui me permettra de le faire.


Extrait de Picardie Magazine du 26 Juin 2014
P: Merci de ce témoignage convaincant, d’autant plus d’actualité que nous allons rentrer dans le débat sur la transition énergétique. Votre exemple montre aux détracteurs du V.E., qui nous accusent souvent de faire le jeu de l’électricité nucléaire, que le passage au V.E. , s’il est bien accompagné par les dispositions législatives et soutien financier, peut aussi favoriser la transition énergétique vers les énergies renouvelables. 

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