jeudi 2 janvier 2020

Contributions de l'électromobilité à la mise en oeuvre de la Loi d'Orientation des Mobilités.

La loi d'orientation des mobilités (LOM) du 26 décembre 2019 définit en profondeur le cadre général des politiques de mobilités en allant au delà de la simple notion de transports et transports publics, et en fournissant aux acteurs locaux les outils de leur développement . 


Afin que les électromobilistes y prennent toute leur place nous soulignerons parmi les nombreuses dispositions celles qui nous semblent pertinentes à soutenir - voire initier - sur les territoires avec l'aide des associations d'électromobilistes comme celles de la Fédération FAUVE. 

Les autorités organisatrices de la mobilité (AOM): 

De la Région aux communautés de communes elles auront pour mission de coordonner les modes de déplacements sur leur territoire. Elles seront conseillées par des "comités de partenaires" comprenant des usagers (dont les électromobilistes) et des employeurs.
L'objectif est de supprimer les zones blanches de la mobilité (zones non couvertes par une autorité régulatrice de la mobilité) en accordant de nouvelles compétences aux collectivités territoriales pour organiser notamment des services tels que l'autopartage, le covoiturage, le transport à la demande.

L'important bénéfice en terme de sobriété énergétique , de lutte contre la pollution que constitue le recours à l'électromobilité est nécessaire de porter à la connaissance des membres AOM souvent peu ou mal informés. 
Ces mêmes conseils pourront être utiles auprès de différents organismes lors de la négociation des plans mobilités, ou ceux chargés d' accompagner les demandeurs d'emploi dans les conseils individualisés à la mobilité. 
Les AOM ayant également en charge l'instauration des cahiers des charges à respecter par les nouveaux opérateurs, il sera utile d'y faire intégrer le recours à l'électromobilité.

Engager la transition vers une mobilité plus propre

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre émis par les transports, le projet de loi a pour objectif de multiplier par cinq d'ici 2022 les ventes des voitures électriques et de stopper d'ici 2040 la vente de voitures émettant des gaz à effet de serre.
Pour favoriser le déploiement des véhicules électriques, le texte prévoit de réduire le coût de raccordement des infrastructures de recharge et rend obligatoire l'équipement de prise dans les parkings de plus de 10 places.
Un forfait mobilité durable est créé, permettant aux employeurs de verser jusqu'à 400 euros aux salariés se rendant à leur travail en vélo ou pratiquant le covoiturage. L'État généralisera ce forfait à ses agents en 2020.
Les collectivités volontaires peuvent déployer des zones à faibles émissions (ZFE). L'accès à ces zones est réservé aux véhicules les moins polluants et repose sur le système de vignettes Crit'air. Les collectivités peuvent définir les modalités d'accès à ces zones : périmètre géographique, véhicules concernés, modalités horaires et journalières.

Programmer les investissements dans les infrastructures de transport :

13,4 milliards d'euros sont prévus pour les investissements dans les infrastructures de transport pour la période 2018-2022 et 14,3 milliards d'euros pour la période 2023-2027. 
Ils sont destinés notamment à l'entretien et la modernisation des réseaux réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux, et le désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux.

Des orientations judicieuses mais des moyens insuffisants :
A notre avis l'accent n'est pas assez mis sur les moyens permettant d'encourager l'intermodalité et notamment la complémentarité possible ( et nécessaire dans les territoires ruraux) entre voiture individuelle (électrique bien sur)  et les transports en commun. 
Cela nécessite de penser cette complémentarité en aménagement d'aires dédiées à cette intermodalité sur lesquelles toutes les offres de mobilité sont accessibles ( vélos, co-voiturage, autopartage, navettes, liens vers les transports à la demande...)
En outre les surfaces dédiées à ces aires de stationnement devront en priorité être équipées d'ombrières ou de panneaux photovoltaïques afin de contribuer encore plus à la transition écologique.
Harmoniser et simplifier la réglementation, en facilitant le recours aux énergies renouvelables et stimulant le potentiel de stockage immense que représenteront les milliers de batteries connectées au réseau électrique ( V2G ou V2H ). 
Encourager les français à passer au 100% électrique (qui y sont de plus en plus favorables si on leur en donne les moyens) suppose de les accompagner financièrement dans l'investissement financier important que cela représente et notamment pour les ménages à revenus modestes.
Jean-Claude LE MAIRE


Argumentaire à disposition : 

La voiture électrique vecteur d'accélération de la transition énergétique si ...

Les émissions de CO2 du véhicule électrique :Quel bilan ? (Union française de l’électricité)


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