dimanche 22 mars 2015

Un maillage de bornes de recharge rapide indispensable au plan régional pour soutenir le développement du VE.

Samedi 21 Mars 2015, j'ai une réunion à Toulouse de 10h à 17 h. 
La SNCF me propose, pour 32 €,un trajet de 1h30 en train départ dès 7h07 et j'arriverai 1 heure en avance ou bien à 9h07 et je serai 1 heure en retard. Je devrais ajouter le trajet domicile gare d'Auch et Gare Matabiau-salle de réunion à métro Jolimont, et tout ça aller et retour.
 J'opte donc pour l'aller et retour avec ma LEAF départ à 8h20 sous la bruine et une température de 6°
Une heure et 90 km plus tard me voici garé sur l'emplacement de recharge de Toulouse Marengo pour refaire le niveau de ma batterie sur la borne rapide Sodetrel-Cahors, que Charge Map m'a confirmé opérationnelle. Le trajet à 90 km/h a consommé 73 % de ma réserve soit 18 kWh pour un coût de # 3€. 


Avec ma KiWhi Pass en une demi-heure je recharge à 83%  soit 13 kWh pour 6€. Un peu cher tout de même, mais pour l'instant il faut en passer par là !
Je rejoins la salle de réunion 1 km plus haut, après avoir trouvé, miracle, une place de stationnement gratuite.

17h40 Retour à la voiture avec la contrainte, faute de borne de recharge rapide sur mon trajet de retour, d'effectuer les 90 km du parcours de retour, avec les 20 kWh emmagasinés. 83% ! Cà va être chaud, l'ordinateur de Carwings a, de son côté, estimé qu'il fallait 91 % de la batterie et en plus un temps exécrable avec pluie et vent de face et la nuit qui arrive à grand pas. Comble de malchance le GPS m'invite à passer par un centre de Toulouse  congestionné par d'importantes forces de police déployées en prévision d'éventuelles manifestations et je consomme 5% sur les 4 km précédant l'accès à la RN 124.
Il est impératif que je roule à l'économie et m'applique donc à abandonner les voies rapides pour des itinéraires où je pourrai moduler ma vitesse à 50-60 km/h dans les ascencions des côtes pour ne pas gêner les autres usagers, les anciens tracés de la RN 124. 

Au prix de ces précautions j'atteins Gimont en ayant récupéré une autonomie qui me permet de rouler normalement et de finir mon parcours en 1h46 après avoir évidemment déclenché les alertes visuelles et sonores qui me préviennent de l'insuffisance d'autonomie et l'absence de borne de recharge accessible. 
Par contre au palmarès des économies d'énergie se sont (presque) 5 arbres qui s'affichent et vont certainement me faire progresser au classement des conducteurs économes en énergie, malgré le recours fréquent au chauffage et au désembuage imposé par la météo ambiante.   
Si cette nouvelle expérience confirme les progrès réalisés par NISSAN en terme de gains d'autonomie obtenus par régénération, elle souligne par contre la nécessité pour les opérateurs en charge de l'aménagement du territoire d'intégrer un maillage de bornes rapides qui permettent un déplacement "normal" à l'échelle de la région. 
Entre les plans d'implantation de bornes centrés sur la recharge stationnaire en mode normal ou accéléré, tels que ceux en cours de déploiement sous l'impulsion de l'ADEME et des collectivités locales  et les plans de type "corridors" envisageant une affectation des bornes de recharge rapide sur les axes autoroutiers, la promotion du VE et nos territoires ont absolument besoin d'un maillage de points de recharge rapide qui permette aux électromobilistes de circuler de façon autonome dans leur région, en une journée. 
Une borne de recharge rapide tous les 50-60 km, c'est le maillage minimum auquel tous les acteurs publics et privés, prétendant soutenir le développement du VE, doivent coopérer.   

Jean Claude LE MAIRE

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