lundi 9 mars 2015

Ma LEAF je la kiffe !

"Montagnes, Pyréné-ées..."
Samedi 7 Mars, 8 heures du matin. Le panorama en ouvrant les volets de ma chambre confirme la météo de la veille: grand beau sur les Pyrénées. Depuis tout jeune et les expéditions estivales en 301 Peugeot, la montagne çà me gagne, comme dit la pub et c'est décidé se sera Cauterets et sa station de ski du cirque du Lys. Depuis mon raid - presque réussi - au sommet du Tourmalet avec ma première LEAF, je rêve de monter au ski avec ma voiture électrique. 

Les préparatifs :

Voulant éviter la panne "sèche" et les mésaventures de la précédente équipée, hier j'ai pris la précaution de vérifier l'accessibilité à la borne de recharge rapide, le samedi, chez Nissan à Tarbes. La route est déneigée, la température relativement douce ne diminuera pas l'autonomie de la batterie, la consultation du site Carwings de Nissan pour le trajet et de Green Race Jurassic Test pour le profil de l'étape me confortent dans l'idée que la charge intermédiaire à Tarbes sera nécessaire, l'autonomie réelle, sur route, étant de 150 km et non de 179 comme annoncé en "laboratoire"

De Gaugens à Cauterets:

Pour ne pas diminuer l'aérodynamisme de la LEAF, j'ai renoncé au porte-skis et embarqué mon matériel dans la voiture. Quel plaisir de rouler vers les cimes enneigées par cette magnifique journée; le soleil matinal illumine les versants est de la chaîne et la remontée de la vallée de l'Osse est un émerveillement de chaque instant. Les discrets chuintement du moteur électrique et du roulement sur cette départementale déserte subliment le confort de cette géniale voiture qui me permet de déguster en roulant mes airs de jazz préférés.  Doucement la température extérieure remonte et me permet de couper la pompe à chaleur, me restituant ainsi 4 km d'autonomie supplémentaires. 
En rattrapant la RN 21 à Miélan je me glisse dans le flot des véhicules en route vers les Pyrénées, tandis que nous croisons les derniers vacanciers sur le chemin du retour. L'escalade des "Puntous", balcon ouvert sur un panorama allant de l'Arbizon au Balaïtous, est un vrai régal pour les yeux. 
Plongée dans la vallée de l'Adour où je peux m'empêcher de m'arrêter pour faire une petite vidéo panoramique sur ce magnifique spectacle.
Le GPS de la voiture n'a pas encore enregistré les aménagements réalisés dans le contournement, par l'ouest, de Tarbes et l'accès à la nouvelle zone industrielle et commerciale  où ont été transférées les concessions automobiles, et celà me vaut quelques hectomètres supplémentaires, mais sans gravité pour les 39% d'autonomie restants lorsque j'atteins le garage NISSAN.
Sympathique accueil de Marc Aurel à la concession, qui m'offre un café tandis que je recharge la batterie à 80%. Nous en profitons pour échanger sur nos expériences mutuelles sur les performances des VE en montagne; en fait j'essaie de me rassurer et de me convaincre que je vais bien arriver à monter jusqu'à Cauterets. 
Pour être sur d'avoir assez d'énergie, je fais un détour jusqu'au Leclerc Méridien, quelques kilomètres plus loin, pour compléter ma charge à "La borne" en compagnie d'une Zoé Renault, et me restaurer sur le pouce dans la perspective de la demi-journée de ski que j'espère déguster. 
Une grosse demi heure plus tard j'ai récupéré 98% d'autonomie et me voilà prêt a reprendre la route. 


Traversé Lourdes et Argelès Gazost me voilà à Pierrefite Nestalas au pied de la difficulté du jour, une ascencion que je connais bien pour l'avoir faite, sous un soleil de plomb qui collait mes pneus de VTT à la route, en compagnie d'un neveu, pour assister  à l'arrivée victorieuse au Lys de Virenque, lors du Tour de France 1995. 
A ma grande surprise, à l'arrivée à Cauterets il me reste 57% d'autonomie de la batterie ce qui signifie que la pente ( 4% en moyenne ) était beaucoup moins accentuée que le souvenir que j'en avais.



De Cauterets à Gaugens :

Après trois bonnes heures de ski sans discontinuer, dans une neige transformée et piégeuse hors des parties damées, peu de monde car jour de départ des vacanciers, je reprends la descente vers Tarbes pour compléter ma charge avant de regagner Gaugens.Descente en convoi derrière deux bus ce qui me permet d'arriver à Pierrefite avec 4 % de plus qu'au départ de Cauterets alors qu'en montant j'avais consommé 18 %. 

Arrivé chez Nissan dans les délais pour faire une recharge avant la fermeture, je retrouve Marc Aurel en compagnie d'une cliente qui, ayant une centaine de kilomètres par jour à faire pour aller à son travail, est intéressée par l'achat d'une LEAF; en m'appuyant sur mon utilisation, c'est l'occasion de lui confirmer que ce type de trajet est tout à fait réalisable, y compris sur les routes vallonnées et sinueuses qu'elle emprunte. Bon de commande en poche elle repartira, quelques instants plus tard, rejoindre dans quelques jours "la confrérie des leafers".

La batterie regarnie à 90% je reprends la route, ravi de cette nouvelle expérience positive avec ma nouvelle LEAF.

Les cirrus enflammés par le soleil couchant m'offrent un dernier spectacle enchanteur. La nuit me rattrape et je regagne Gaugens vers 20 heures, la tête pleine de futurs projets de ballade dans mes chères Pyrénées.



En guise de conclusion provisoire: 


  • Comparé au trajet précédent qui m'avait conduit sur les pentes du Tourmalet, la capacité de régénération de la LEAF a augmenté de façon remarquable. Les 144 km du trajet aller ont consommé 25,5 kWh soit 1,5 de plus que la capacité totale de la batterie. Au retour par contre la consommation fut de 20, kWh pour 135 km soit 25% de moins.
  • Sur le trajet Ordan-Tarbes et retour à une vitesse moyenne de 60 km/h la consommation est de 16,3 kWh en moyenne ce qui correspond à une autonomie de 145 km pour les 24 kWh de la batterie de la LEAF.
  • Sur le parcours montagne Pierrefite - Cauterets la consommation moyenne en montée est de 0,43 kWh / km et la régénération de 0,1 kWh / km en descente.
  • Cette expérience, réussie grâce à l'implantation d'une borne de recharge rapide chez Nissan à Tarbes, confirme la nécessité d'avoir un maillage de bornes de recharge rapide à l'échelon de la région, une tout les 50 km environ, qui permette des aller et retour dans la journée. 
Jean Claude LE MAIRE
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