lundi 13 février 2017

Rouler en électrique pourrait être moins cher qu’en essence à l’horizon 2024 (CCFA)

Grâce aux progrès de la technologie et à la baisse des prix, rouler en électrique pourrait être moins cher qu’avec une voiture à essence à l’horizon 2024, révélait fin 2016 une étude commandée par le Beuc, l’association européenne de défense des consommateurs, qui voit dans la décennie 2020-2030 une « convergence », en moyenne, des coûts associés à l’achat et à l’utilisation des voitures équipées de moteurs thermiques et de celles roulant à l’électricité.
Ces dernières sont actuellement plus chères à l’achat, et souvent subventionnées. Leur autonomie reste en outre encore bien inférieure à celle des voitures à moteur thermique, et recharger une batterie demeure bien plus long que faire le plein de carburant. « D’ici à 2024, le coût total de possession [achat et fonctionnement] moyen d’une voiture électrique pourrait égaler celui d’une voiture à essence » sur le Vieux continent, assure le Beuc dans son rapport. Dans le cas des voitures diesel, les courbes se croiseraient en 2030. « En outre, d’ici à 2030, toutes les motorisations, sauf celles fonctionnant avec des piles à combustible à hydrogène, coûteront moins cher à acquérir et à faire rouler sur quatre ans qu’une voiture à essence de 2015 », selon la même source. De telles économies, « malgré une hausse des prix du pétrole et de l’électricité », seront obtenues « avant tout par la réduction des coûts des motorisations de pointe », est-il ajouté.
C’est tout le pari de nombreux constructeurs, à commencer par l’Américain Tesla, qui construit une usine géante de batteries dans le Nevada pour abaisser le prix unitaire des accumulateurs par effet d’échelle. Confrontés à des normes d’émissions de plus en plus strictes, en particulier en Europe, les constructeurs multiplient les annonces sur l’électrique. Volkswagen vient ainsi d’afficher ses ambitions de devenir le numéro un mondial de l’électrique d’ici à 2025. Toyota, pionnier de l’hybride, a décidé de lancer un programme électrique en parallèle de ses efforts dans l’hydrogène. Sans parler de Renault et Nissan, leaders mondiaux actuels des ventes de voitures fonctionnant sur batterie, souligne l’AFP.
Plusieurs constructeurs (Tesla, Volkswagen, Ford) ont annoncé d’ici à la fin de la décennie actuelle des voitures de moyenne gamme capables de couvrir 500 km entre deux recharges, soit environ le double des performances actuelles. En attendant, les ventes restent confidentielles : moins de 1 % des véhicules neufs immatriculés dans le monde. Et ce alors que de nombreux pays les subventionnent, dont la France, qui propose un « superbonus » de 10 000 euros pour la mise au rebut d’un vieux véhicule diesel.

PS : Sur le sujet voir également notre article reprenant l'étude réalisée au Québec
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