vendredi 23 janvier 2015

S’il vous plait ! T ’as pas 10 bornes de recharge rapide ?


Nous proposons l’implantation de 10 des 200 bornes de l’échantillon du projet CORRI-DOOR à raison de 2 dans chacun des 5 départements traversés par la RN 21 : Haute Vienne, Dordogne, Lot et Garonne, Gers et Hautes Pyrénées.

Au travers de cette proposition nous pourrions contribuer à l’élaboration de la feuille de route, qui doit présider au déploiement des infrastructures de recharge, en prenant en compte les besoins de la ruralité, complémentairement aux problématiques urbaines.

Notre approche  point par point :

1. Réaliser un test de l'utilisation des infrastructures pour EV le long des principaux axes transeuropéens RTE-T et des autoroutes françaises 

Les zones rurales concernées sont défavorisées au regard des accès aux grands axes ferroviaires, autoroutiers nationaux et à fortiori européens et souhaitent bénéficier de la mobilité électrique comme moyen de compenser la desserte insuffisante de leurs territoires par des transports en commun ainsi que d’être acteurs à part entière du développement de la mobilité électrique.

Prévoir l’implantation des bornes de recharge rapide exclusivement sur les autoroutes nous interpelle pour les raisons suivantes :

r  Nos territoires sont par contre coup, et une fois de plus, exclus des grands schémas d’aménagement structurants du pays.

Copie d'un extrait de forum sur la voiture électrique.
r  Rouler à 130 km/h avec une voiture électrique permet de rouler environ une demi-heure ; s’arrêter une demi-heure toutes les demi-heures pour recharger à une borne rapide ne nous parait pas un argument pertinent pour stimuler la vente des VE. Ce sera même contre-productif.
r   Ces contraintes risquent même d’être accidentogènes car les conducteurs inquiets de la baisse du niveau de charge de leur batterie réduiront leur allure pour atteindre la prochaine borne sur l’autoroute et par leur ralentissement présenteront  un risque important pour les autres usagers.Il suffit de consulter les forums  ( image ci-dessus) 

r L’élaboration de la feuille de route souhaitée doit se conduire à partir d’un échantillon représentatif et celui-ci doit donc impérativement prendre en compte des territoires ruraux avec leurs atouts (attractivité touristique et qualité de vie) et leurs insuffisances ( moyens financiers limités et niveau d’équipement et d’infrastructures) . 

2.  Assurer une interopérabilité nationale complète au sein du réseau à l'échelle des 200 stations pilotes de recharge rapide.

r   L’interopérabilité recherchée, pour ce qui est des modes de connections aux points de recharge est cadrée par les normes européenne; concernant les moyens de paiement du coût de la recharge un mode universel s’impose pour assurer la continuité du service sur l’ensemble du territoire.
r Cette interopérabilité peut aussi être expérimentée sur les différentes sources d’approvisionnement possibles des stations de recharge afin de favoriser leurs adaptations aux ressources électriques potentielles de chaque territoire (hydrauliques, photovoltaïques, éoliennes, pile à combustible …)

3.  Développer et valider des modèles commerciaux innovants soutenant le déploiement d'une infrastructure de recharge rapide.

r    La voiture électrique, « zéro émission » est un moyen de transport en synergie avec la qualité de vie et d’environnement de la ruralité et qui contribuera à les consolider au plus grand bénéfice du tourisme et de l’offre de cadre de vie « dépollués ».
r Les régions ont des potentiels de production d’énergie électrique très différents. A titre d’exemple celle produite en région Midi Pyrénées est à 40% d’origine renouvelable et est environ DEUX fois supérieure à la consommation. Midi Pyrénées exportant autant d’électricité qu’elle n’en consomme doit pouvoir offrir une tarification incitative favorisant le recours aux énergies renouvelables pour la recharge des véhicules électriques.
r   Les différentes collectivités, avec l’aide de l’ADEME, se sont emparées des dispositions de la loi du 4 Août 2014 dans une logique d’aménagement et de maillage territorial soutenant le développement de l’économie et du tourisme locaux. Or ces schémas s’appuient presque exclusivement sur des implantations de bornes de recharge accélérée, alors que la mobilité à l’échelon régional, et au-delà, nécessite l’accès à des bornes de recharge rapide tous les 50 à 60 km environ.  
r Les modèles commerciaux à imaginer peuvent être co-construits par les différents partenaires ayant intérêt au développement de la mobilité électrique (Etat, région, collectivités territoriales, acteurs économiques du tourisme et du transport, fournisseurs énergétiques et d’infrastructures, représentants des usagers).

r   Un soutien technique accompagnant une telle démarche coopérative permettrait de dégager les « instruments méthodologiques » en facilitant la diffusion et la reproduction. 

Jean-Claude LE MAIRE
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