vendredi 8 juillet 2016

Thierry Bolloré évoque la stratégie de Renault dans l’électrique et la voiture autonome


M. Bolloré rappelle par ailleurs que Renault sera prêt pour la conduite autonome dès 2020, mais que le lancement commercial dépend de la législation. « Les solutions de connectivité que nous offrirons pour la conduite ‘eys off’ et ‘hands off’ ne ressemblera en rien à ce que nous proposons actuellement en matière d’infodivertissement. Nous offrirons des mises à jour de logiciels à distance dans nos voitures, par exemple. Des modèles disposant de la prochaine génération d’options de connectivité apparaîtront en 2018. Elles bénéficieront à un nouveau modèle du segment B. Ce système permettra à votre voiture de vous reconnaître de façon transparente. La voiture sera également capable de communiquer avec son environnement, notamment avec les feux de signalisation, les autres voitures, etc., pour de la conduite sans les mains. C’est la dimension que les constructeurs dével oppent et qui est critique pour que la conduite autonome fonctionne », explique encore M. Bolloré. 
 Dans cet entretien accordé à AUTOMOTIVE NEWS EUROPE (7/7/16), le directeur délégué à la compétitivité de Renault Thierry Bolloré indique qu’atteindre la barre des 100 000 batteries électriques produites par an – synonyme d’économies d’échelle - n’est qu’une question de quelques années. « La vitesse à laquelle l’industrie progresse en matière de développement de batteries est impressionnante. Pour nous, il est important d’avoir un partenaire pour le développement de batteries. Pour Renault, cela continuera à être LG et d’autres fournisseurs », souligne-t-il. « Le marché des véhicules hybrides rechargeables et électriques est encore limité. Nous pensons que les hybrides rechargeables sont une option viable. Avec notre concept hybride rechargeable Eolab, notre objectif de consommation était de 2 litres aux 100 kilomètres. Nous avons réussi à atteindre 1 litre aux 100 kilomètres&nbs p;», explique par ailleurs le dirigeant, ajoutant que les véhicules hybrides rechargeables et électriques pourraient se développer en parallèle. « Tout dépend des régions et des attentes des consommateurs. Nos modèles électriques disposent d’une autonomie d’environ 200 km. Mais dans certaines régions, l’accès à des stations de recharge est limité. Dans ce cas, les consommateurs peuvent préférer un véhicule hybride rechargeable. Mais personne ne sait avec certitude vers où va aller la demande. (1) Il est logique d’avoir une offre large et de rendre toutes les technologies accessibles », déclare-t-il. « Le coût [des deux types de motorisation] va se réduire car les modules de batterie sont les mêmes dans les deux types de voitures. Notre stratégie est d’être prêt pour les deux, parce que les deux véhicules vont s’entraider », ajoute-t-il.
Sources:  Comité des Constructeurs Français d'Automobile


(1) Notre commentaire: 

Le rôle du citoyen-consommateur est donc déterminant:
  • choisir le tout électrique c'est tourner définitivement la page des hydocarbures et de leurs conséquences néfastes pour l'homme et la planète et s'engager à soutenir le recours aux énergies renouvelables.
  • se rassurer, au prétexte d'une autonomie insuffisante du VE,  en choisissant l'hybride c'est continuer à encourager le recours aux moteurs thermiques et aux hydrocarbures.  


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